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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 07:03
Hécatombe chez les élues de Dieu, de Mehmet Murat Somer
traduit du turc par Gökmen Yilmaz
Éditions du Masque, ISBN 97862702463409-3

L'internaute fréquentant ce blog régulièrement et qui plus est, lecteur attentif, ne manquera pas de faire remarquer que ma sélection pour le défi contient des ouvrages ayant déjà fait l'objet de messages spécifiques ou signalés dans une liste de lecture.
Puma qui sommeille de Joachim Sébastiano Valdez, entre dans cette catégorie c'est aussi le cas  pour Hécatombe chez les élues de Dieu de Mehmet Murat Somer.
Relevons quand même le défi.

La 4e de couverture
Cultivé et amateur d'opéra, il pratique la boxe thaï et rêve de ressembler à Audrey Hepburn. Le jour, c'est un brillant informaticien en jean. Le soir, hyper-maquillé et vêtu de robes glamour, il gère un club de travestis à Beyoglu, le quartier chaud d'Istanbul. Plusieurs « filles » de leur communauté ayant connu une mort violente dans des circonstances troublantes, il prend l'enquête en main : la police, manifestement, se désintéresse de la question. Réussira-t-il à confondre (sans briser ses talons aiguilles) le tueur en série qui terrorise ces dames ?
Istanbul, pour décor, un héros travesti, des scènes porno-parodiques et des dialogues désopilants ; hécatombe a tout pour faire des ravages.
« Un vrai cappuccino. La mousse et les bulles en surface cachent le breuvage sombre et amer qui se trouve en dessous. » Val MC Dermid
« Istanbul a désormais sa Miss Marple, mais il préfère les combinaisons de cuir aux jupes en tweed. » Daily Télegraph

Mehmet Murat Somer est né à Ankara en 1959. Après des études universitaires, il a travaillé comme ingénieur, puis, longtemps, comme banquier. Depuis 1994, il est consultant en gestion d'entreprise. Ses auteurs préférés sont Patricia Highsmith, Orhan Pamuk, Truman Capote et Christopher Isherwood.

C'est Brigitte qui me l'a fait découvrir, tout comme elle le fit avec les aventures du juge Ti de Robert Van Gulik.

Cet auteur turc nous fait découvrir le monde des travestis d'Istanbul, un polar bien construit, un entrefilet sur le meurtre d'une « fille » dans le journal, relié à une autre disparition conduit le héros Burçak un travesti cultivé et détective amateur pratiquant la boxe thaï et ayant un faible pour le chic d'Audrey Hepburn, à mener sa propre enquête. le jour, il s'occupe de sa société de service informatique et le soir, hyper-maquillé et vêtu de robes glamour, il gère un club de travestis à Beyoglu, lieu de rencontre branché des hommes en vue de la ville. La police a d'autres chats à fouetter que de s'intéresser à la disparition de ces « élues de Dieu » qui ont trouvé la mort dans des circonstances troublantes qui rappellent la mort de plusieurs prophètes... Il enquête donc de son côté, pour rendre justice à ses « sœurs » disparues et protéger les autres.

Très bien écrit, plein d'humour, émouvant parfois, on part à la rencontre d'un monde que l'auteur semble bien connaître, plein de tact...

Je n'ai pas résisté à lire dans la foulée Qui a tué Bisou et je n'ai pas regretté les choix de Brigitte.

Quelques passages
Les remerciements de l'auteur : « Pendant toutes ces années où j'ai regardé des cérémonies de remise de prix, à commencer par les Oscars, j'ai toujours écouté les discours de remerciements avec une grande attention même à de l'envie. C'est avec délice que j'écoute, chaque fois, la liste des personnes remerciées par les lauréats, allant des parents qui les ont soutenus dans leur carrière à leurs professeurs qui les ont encouragés, en passant par leurs voisins et leur chien - ou chat - qui ont été une source d'inspiration. C'est pourquoi je ne peux laisser passer l'occasion de remercier à mon tour sans l'exploiter à volonté. Avant de commencer, je souhaite présenter mes excuses aux personnes que je vais oublier de citer parce que mon éditeur et mon agent ont omis de me les rappeler... Venons en aux écrivains : Honoré de Balzac, Patricia Highsmith, Saki, Truman Capote, Christopher Isherwood, Reçat Ekrem Koçu, André Gide, le Marquis de Sade, Choderlos de Laclos, ... Les compositeurs : G.F Haendel, Gustav Mahler, etc. »

Malgré un oubli impardonnable dans les  remerciements, on ne peut que recommander la lecture de ce livre. Alors que Mehmet Murat Somer n'hésite pas à manifester sa reconnaissance envers Michel Berger, Sylvie Vartan, Véronique Sanson, Jane Birkin et Juliette Gréco, je note qu'il ignore totalement Georges Brassens alors que ce dernier lui a quand même fourni avec le nom d'une de ses célèbres chansons le premier mot du titre de son roman en français !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 30 juillet dans Un lecteur parmi tant d'autres, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Michel/Anagnoste.

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Publié par Michel/Anagnoste - dans Asie
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