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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 17:00

Icelander.jpgIcelander est un roman de Dustin Long paru aux éditions Asphalte en janvier 2011 (231 pages, 20 €, ISBN 978-2-918767-10-7). Icelander (2006) est traduit de l'américain par Audrey Coussy.

 

Je remercie Blog-o-Book de m'avoir envoyé cet étrange roman (je l'ai reçu pour Noël).

 

Asphalte est une toute jeune maison d'éditions fondée en septembre 2009 avec un lancement officiel en janvier 2010. La ligne éditoriale ? Culture urbaine et littérature contemporaine. Un premier roman est paru en octobre 2010 (À contresens de Tom Liehr, un auteur allemand) ; en plus d'Icelander, un autre roman paraît en janvier (Chiens fous de Chart Korbjitti, un auteur thaïlandais) et un roman est annoncé pour mars 2011 (Golgotha de Leonardo Oyola, un auteur argentin).

 

Dustin Long est un Californien né en 1977. Il a étudié la littérature anglaise (à Berkeley et en Indiana) puis a voyagé. Maintenant marié, il vit à Brooklyn (New York) et Icelander est son premier roman.

 

À New Crúiskeen (nord de New Uruk, États-Unis), on s'apprête à célébrer l'anthropologue et criminologue Emily Bean. Mais Notre Héroïne, inscrite au département des études scandinaves (linguistique, anthropologie...), n'aime pas trop cet événement annuel.

En fait, depuis la mort de sa mère (Emily Bean, eh oui), Notre Héroïne s'occupe de son père, Jon Ymirson, atteint par Alzheimer. Son mari Prescott vient de la plaquer, et pour couronner le tout, quelqu'un s'est introduit chez elle et son chien, Garm, a disparu...

En plus, Shirley MacGuffin, sa meilleure amie, vient d'être assassinée (un coup de poignard dans l'œil) et des documents ont été volés (elle s'était attelée à une réécriture du Hamlet disparu de Thomas Kyd).

Alors qu'elle est à la recherche de son chien, la nuit commence à tomber sur la petite ville enneigée, envahie par les fans des aventures de la famille Bean-Ymirson (des romans ont été rédigés par l'écrivain Magnus Valison d'après les journaux intimes d'Emily).

Wible et Pacheco, deux « enquêteurs philosophiques », interrogent tout le monde pour découvrir qui a tué Shirley. Ils ne comprennent pas que Notre Héroïne ne s'implique pas dans cette affaire. « Mais elle était votre amie, insista Lorenz. Vous devez sûrement l'estimer assez pour être ne serait-ce qu'intéressée par la découverte de son meurtrier. » (page 43).

Mais Notre Héroïne n'a pas que ça à faire : Garm est introuvable, la bibliothèque de son père est détruite par le feu et son ami « bibliothécaire révolutionnaire », Hubert Jorgen, s'est volatilisé.

De son côté, Blaise Duplain, époux de la victime, et ancien inspecteur de police, préfère enquêter aussi car il sait qu'il sera soupçonné du meurtre de Shirley. « Je vais être le suspect, et la piste du vrai meurtrier va perdre de son odeur. » (page 47).

Il y a aussi une journaliste, Constance Lingus, qui bien qu'amie avec Notre Héroïne, n'hésite pas à fouiner...

Bref, tout ce petit monde enquête sauf Notre Héroïne, ce qui en fait une fille peu digne de la regrettée Emily... Mais qu'elle le veuille ou non, Notre Héroïne est impliquée !

 

Le professeur Boris Baxter : « J'ai bien peur que cela ne fasse pas l'affaire. Assez de ces dissertations laudatives sur Vanaheim comme utopie, je vous en prie. […] Si vous devez absolument écrire sur cet endroit, concentrez-vous sur d'autres aspects : Vanaheim comme miroir obscur de l'Islande de la surface […] Vanaheim comme grotesque expression de l'obsession islandaise pour la pureté. Ce genre de choses. […]. » (pages 124-125).

 

Emily Bean, personne réelle, devenue personnage de fiction à sa mort, embrouille l'affaire car le meurtre de Shirley est lié à d'anciennes aventures de la mère de Notre Héroïne dans le village de Vanaheim, en Islande où la famille Bean a été confrontée au « peuple caché » et à la méchante Gerd, reine du peuple vanatru.

J'ai trouvé surprenant que l'héroïne s'appelle simplement Notre Héroïne.

Ce roman est une plongée dans les légendes islandaises, scandinaves et vanatru. C'est un véritable puzzle, chaque personnage ayant des opinions, des indices, des informations, bref des pièces complètement isolées, qui vont se placer peu à peu correctement... ou pas ! D'ailleurs, si la première partie Prélude présente la ville, les personnages et les faits, la deuxième partie Ludo (que j'ai préférée) est construite avec de courts passages écrits par les différents protagonistes (on saute de l'un à l'autre comme si on piochait une pièce du puzzle au hasard et qu'on ne savait pas encore exactement où la placer). Quant à la dernière partie Cluedo, plus courte, elle aiguille le lecteur perdu jusqu'à la chute finale.

Finalement ce surprenant roman est un jeu, un jeu de pistes multiples dans lequel les personnages et le lecteur jouent pour découvrir la vérité.

Une lecture déroutante, une découverte étonnante !

 

Cette chronique de lecture est originellement parue le 14 janvier 2011 dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Catherine.

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Publié par Catherine - dans Amérique
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