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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 07:49
Le squelette sous cloche / Robert Van Gulik
10/18, collection Grands détectives, janvier 1993
321 pages, ISBN 226400598X

L'histoire
Le juge Ti est affecté au tribunal de Pou Yang. Il est rapidement confronté à une affaire qui mobilise toute la région : le viol et le meurtre d'une jeune fille qui rencontrait en cachette son jeune amant. Celui-ci est accusé mais le juge Ti, grâce notamment à ses acolytes, va dénouer l'intrigue.
Puis, une vieille femme va venir lui raconter un conflit qui l'oppose à Li Fan, assassin de toute sa famille... Le juge TI dénouera avec brio les enquêtes auxquelles il sera confronté, risquant sa vie et faisant toujours preuve d'une grande ingéniosité.

J'ai beaucoup aimé plonger dans la Chine impériale par l'intermédiaire de ce fameux juge Ti dont j'avais entendu parler. Ce qui m'a frappée, ce sont les histoires abordées. On est loin de notre culture judéo-chrétienne : sexe, violence, mais morale tout de même... Une morale toute particulière... Car les méchants se font battre à mort par la foule, subissent des coups de bâtons, se font écarteler... Cela m'a bien dépaysée et j'ai appris quelques petites choses sur la Chine, ce qui est toujours agréable... Bref, une très bonne lecture, pas addictive mais très sympathique. Je relirai sans aucun doute les aventures du juge Ti qui est un monstre de sagesse. Et peut-être deviendrai-je une groupie comme le groupe qui sévit sur le blog de Catherine (non non, je n'en suis pas encore à trouver les personnages sexy) !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 1er août dans Les lectures de Nag, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Nag.

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 07:03
Hécatombe chez les élues de Dieu, de Mehmet Murat Somer
traduit du turc par Gökmen Yilmaz
Éditions du Masque, ISBN 97862702463409-3

L'internaute fréquentant ce blog régulièrement et qui plus est, lecteur attentif, ne manquera pas de faire remarquer que ma sélection pour le défi contient des ouvrages ayant déjà fait l'objet de messages spécifiques ou signalés dans une liste de lecture.
Puma qui sommeille de Joachim Sébastiano Valdez, entre dans cette catégorie c'est aussi le cas  pour Hécatombe chez les élues de Dieu de Mehmet Murat Somer.
Relevons quand même le défi.

La 4e de couverture
Cultivé et amateur d'opéra, il pratique la boxe thaï et rêve de ressembler à Audrey Hepburn. Le jour, c'est un brillant informaticien en jean. Le soir, hyper-maquillé et vêtu de robes glamour, il gère un club de travestis à Beyoglu, le quartier chaud d'Istanbul. Plusieurs « filles » de leur communauté ayant connu une mort violente dans des circonstances troublantes, il prend l'enquête en main : la police, manifestement, se désintéresse de la question. Réussira-t-il à confondre (sans briser ses talons aiguilles) le tueur en série qui terrorise ces dames ?
Istanbul, pour décor, un héros travesti, des scènes porno-parodiques et des dialogues désopilants ; hécatombe a tout pour faire des ravages.
« Un vrai cappuccino. La mousse et les bulles en surface cachent le breuvage sombre et amer qui se trouve en dessous. » Val MC Dermid
« Istanbul a désormais sa Miss Marple, mais il préfère les combinaisons de cuir aux jupes en tweed. » Daily Télegraph

Mehmet Murat Somer est né à Ankara en 1959. Après des études universitaires, il a travaillé comme ingénieur, puis, longtemps, comme banquier. Depuis 1994, il est consultant en gestion d'entreprise. Ses auteurs préférés sont Patricia Highsmith, Orhan Pamuk, Truman Capote et Christopher Isherwood.

C'est Brigitte qui me l'a fait découvrir, tout comme elle le fit avec les aventures du juge Ti de Robert Van Gulik.

Cet auteur turc nous fait découvrir le monde des travestis d'Istanbul, un polar bien construit, un entrefilet sur le meurtre d'une « fille » dans le journal, relié à une autre disparition conduit le héros Burçak un travesti cultivé et détective amateur pratiquant la boxe thaï et ayant un faible pour le chic d'Audrey Hepburn, à mener sa propre enquête. le jour, il s'occupe de sa société de service informatique et le soir, hyper-maquillé et vêtu de robes glamour, il gère un club de travestis à Beyoglu, lieu de rencontre branché des hommes en vue de la ville. La police a d'autres chats à fouetter que de s'intéresser à la disparition de ces « élues de Dieu » qui ont trouvé la mort dans des circonstances troublantes qui rappellent la mort de plusieurs prophètes... Il enquête donc de son côté, pour rendre justice à ses « sœurs » disparues et protéger les autres.

Très bien écrit, plein d'humour, émouvant parfois, on part à la rencontre d'un monde que l'auteur semble bien connaître, plein de tact...

Je n'ai pas résisté à lire dans la foulée Qui a tué Bisou et je n'ai pas regretté les choix de Brigitte.

Quelques passages
Les remerciements de l'auteur : « Pendant toutes ces années où j'ai regardé des cérémonies de remise de prix, à commencer par les Oscars, j'ai toujours écouté les discours de remerciements avec une grande attention même à de l'envie. C'est avec délice que j'écoute, chaque fois, la liste des personnes remerciées par les lauréats, allant des parents qui les ont soutenus dans leur carrière à leurs professeurs qui les ont encouragés, en passant par leurs voisins et leur chien - ou chat - qui ont été une source d'inspiration. C'est pourquoi je ne peux laisser passer l'occasion de remercier à mon tour sans l'exploiter à volonté. Avant de commencer, je souhaite présenter mes excuses aux personnes que je vais oublier de citer parce que mon éditeur et mon agent ont omis de me les rappeler... Venons en aux écrivains : Honoré de Balzac, Patricia Highsmith, Saki, Truman Capote, Christopher Isherwood, Reçat Ekrem Koçu, André Gide, le Marquis de Sade, Choderlos de Laclos, ... Les compositeurs : G.F Haendel, Gustav Mahler, etc. »

Malgré un oubli impardonnable dans les  remerciements, on ne peut que recommander la lecture de ce livre. Alors que Mehmet Murat Somer n'hésite pas à manifester sa reconnaissance envers Michel Berger, Sylvie Vartan, Véronique Sanson, Jane Birkin et Juliette Gréco, je note qu'il ignore totalement Georges Brassens alors que ce dernier lui a quand même fourni avec le nom d'une de ses célèbres chansons le premier mot du titre de son roman en français !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 30 juillet dans Un lecteur parmi tant d'autres, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Michel/Anagnoste.

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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 08:03
Mort d'une héroïne rouge, de Xiaolong Qiu
Points Policier, janvier 2003, 501 pages

À Shanghai, en 1990, l'inspecteur principal Cheng et l'inspecteur Yu sont chargés de l'enquête sur le meurtre de Guan Hongying, retrouvée nue dans une rivière.

La victime étant une personnalité connue, une « travailleuse modèle de la nation », l'enquête prend vite une tournure politique qui ne facilite pas les choses pour les deux inspecteurs intègres et motivés car ils doivent rendre des comptes au Commissaire Politique Zhang.

L'affaire est d'autant plus compliquée, que Guang Hongying semblait avoir sacrifié toute vie privée au nom du Parti et personne ne semblait la connaître vraiment. Petit à  petit, les langues se délient mais les inspecteurs doivent se démener deux fois plus pour prouver leurs théories au sujet du coupable, toujours à cause de l'avis du Commissaire Politique...

Ce roman policier est passionnant du fait qu'il se passe dans la Chine de l'après-Tian'anmen. Politiquement et économiquement, c'est une Chine communiste qui commence à s'ouvrir sur le monde extérieur mais qui se doit de s'accrocher encore à ses principes politiques.

C'est un pays où se mêle l'envie d'ouverture et le poids du passé. On y découvre les rouages bien huilés de l'organisation sociale, selon que l'on est ou non membre du Parti. Les liens familiaux et politiques qui influencent toute la société et l'importance qu'il a d'être « bien vu ».

Au-delà de l'aspect socio-historique, c'est aussi un pays tout en odeurs et en saveurs et aussi un pays baigné de poésie. En effet, l'inspecteur principal Chen est autant un poète et un intellectuel qu'un policier et le roman est émaillé de citations de poèmes chinois.

J'ai beaucoup aimé ce roman qui va beaucoup plus loin que juste l'aspect « polar » de l'enquête...

J'ai fait un vrai voyage !

J'ai lu ce roman policier dans le cadre du défi Littérature policière des 5 continents.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 29 juillet dans Enna lit, Enna vit !, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Enna.

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 07:56
Ikebukuro west gate park, d'Ira Ishida
Philippe Picquier, avril 2005, 317 pages
Traduit du japonais par Anne Bayard-Sakai

Résumé
« Vous vous souvenez de l'Étrangleur ? Ce nom devrait vous rappeler quelque chose, même si vous n'êtes pas spécialement branché crimes, car on en a beaucoup parlé cet été. C'est la police qui a arrêté le coupable, mais tout le monde vous dira à Ikebukuro que ce sont les G-boys qui ont mis la main dessus. Il se trouve que c'est moi qui ait dirigé les opérations. Peut-être parce que la fille assassinée était de ma bande. Depuis ce temps-là, une rumeur étrange s'est mise à courir les rues d'Ikebukuro, et de temps en temps on fait appel à moi pour des trucs pas clairs. Des gens qui ont disparu, des embrouilles à résoudre, des protections. En général, des histoires nases. Rien d'étonnant à ça. Les affaires qu'on peut confier à la police, on les confie à la police. Et il y a les détectives privés ou les yakouzes si on a de l'argent. Autrement dit, si on se tourne vers moi, c'est pour toutes les embrouilles qu'on irait jamais raconter aux flics et auxquelles sont mêlés des mômes fauchés. Et pourtant, quand j'ai le temps, j'accepte de m'en occuper. D'abord, ça me distrait. Et puis je ne supporte pas de regarder sans rien faire ces mômes paumés et sans cervelle se débattre dans des problèmes sans issue. Oh, pas par grandeur d'âme. C'est juste que j'ai l'impression de me voir dans un miroir. » Ainsi parle Majima Makoto, dix-neuf ans, sorti d'un lycée professionnel et qui aide sa vieille mère à tenir un minuscule magasin de fruits et légumes sur Ikebukuro. Dans ces autres longues nouvelles, il va s'atteler à diverses affaires ayant trait à sa vie, son quartier, ses amis. Travaillant en sous-main pour les flics, yakouzes ou tout simplement pour lui, pour défendre son quartier qu'il aime et tenter de sauver quelques désœuvrés.

Avis libraire

Autant le dire d'entrée de jeu, Ikebukuro west gate park est LE grand roman noir japonais de ces dernières années (il est vrai que nous ne croulons pas sous les traductions de polars japonais). Par l'épaisseur de ses personnages, la qualité de leurs interrogations, les préoccupations sociales dans le quartier, Ishida Ira a écrit un excellent livre, couronné au Japon et ayant inspiré un manga dans le monde entier. C'est typiquement le genre de roman que vous regrettez de finir et dont vous espérez ardemment une suite tellement vous avez été séduit et captivé. Le style est brillant aussi, bref, c'est grand et à lire absolument !

Cette chronique de lecture est originellement parue dans Entre deux noirs, site de cette librairie (spécialisée dans le polar) sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Christophe.
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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 07:20
Le banquet de la licorne, de Tran-Nhut
Philippe Picquier, février 2009, 285 pages

J'avais choisi ce roman pour le défi organisé par Catherine, Littérature policière sur les 5 continents. J'attendais avec impatience une nouvelle enquête du mandarin Tân... Et je suis un peu restée sur ma faim, un comble pour un récit où les mets les plus somptueux sont décrits avec un grand luxe de détails. Le début m'avait pourtant enthousiasmée.
L'intendant Hoang est chargé de préparer un banquet pour honorer un hôte de passage : le percepteur Khai. Le mandarin Tân lui a donné carte blanche et c'est l'occasion pour le vieil homme d'organiser une fête comme du temps de son ancien maître, Pham, plus porté sur le faste que Tân, fils de paysan fier de ses origines.
« Pour le vieil intendant, ces moments étincelants étaient comme des phares dans la nuit, qui éclairaient vaillamment les recoins que convoitaient les ténèbres. C'étaient aussi ses instants de gloire, ses trophées personnels, maintenant que les fêtes se faisaient rares et les invités peu nombreux. »
C'est après que la lectrice de romans policiers que je suis a été quelque peu frustrée. Les différents invités à ce banquet racontent tour à tour une histoire : aventure personnelle, conte, légende, récit fantastique. Certaines de ces histoires sont de petits bijoux où chaque mot est ciselé avec art mais cela ne constitue pas pour autant une intrigue policière. J'ai été déconcertée par ces textes assez disparates même si à la fin, le lettré Dinh y distingue un fil conducteur.
C'est intéressant de conserver des personnages récurrents : le mandarin Tân, le lettré Dinh et le docteur Porc mais j'avoue que j'aurais préférer les voir embarqués dans une sombre histoire pleine de rebondissements plutôt que de les contempler assis à déguster plat après plat. Je reste donc sur une impression mitigée, le style est toujours aussi imagé mais la trame narrative ne m'a pas du tout convaincue.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 19 mars dans Les livres bonheurs d'Armande, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Armande.
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11 juin 2009 4 11 /06 /juin /2009 06:19
Visa pour Shanghai / QIU Xiaolong
Liana Levi, janvier 2003, 341 pages

4ème de couverture : « Il y a ceux qui veulent rejoindre les États-Unis coûte que coûte, parfois même au prix de leur vie. Et celles qui veulent parcourir le chemin inverse pour démanteler les réseaux qui jettent sur les côtes des cargos chargés d'hommes. Mais il ne suffit pas d'aller à Shanghai pour contrer les puissantes triades. Car la donne est embrouillée, comme le sont les relations... internationales. Washington doit ramener la femme d'un passeur chinois, Pékin veut sauver la face, la femme du passeur a disparu ; et le camarade inspecteur Chen, appelé à l'aide par le Parti, n'entend pas lâcher une affaire en cours pour les beaux yeux du FBI. »

3ème étape : l'Asie !
J'avais déjà lu une des aventures de l'inspecteur Chen (Mort d'une héroïne rouge) que j'avais bien aimée alors le défi Littérature policière sur les 5 continents m'a fourni l'occasion de lire la suite.
Nous retrouvons ici l'inspecteur Chen, « cadre du Parti à l'avenir prometteur », bon policier, bourré de qualités humaines et également poète à ses heures, dans une situation un peu particulière.
En effet, il doit mener la première enquête conjointe entre la Chine et les États-Unis. Pour cela, Chen doit collaborer avec une enquêtrice américaine, agent du FBI. Mais très vite, il comprend que ce que lui demandent ses supérieurs, c'est surtout de jouer le guide touristique pour sa coéquipière et lui montrer la Chine sous son jour le plus favorable.
J'ai aimé cet aspect de l'enquête, le regard lucide de QIU Xiaolong sur la Chine mais également les États-Unis, les « prises de bec » lorsque chacun défend les convictions de son pays. J'ai aimé aussi la manière dont ils arrivent à faire de leurs différences une synergie pour mener à bien l'enquête.
Sans oublier bien sûr les personnages secondaires toujours aussi intéressants : le Vieux Chasseur, l'inspecteur Yu, le secrétaire du Parti Li... Et la description des us et coutumes de la Chine, pays que je connais très peu.
Par contre, petit bémol, ce qui m'avait charmée par son originalité lorsque j'ai lu Mort d'une héroïne rouge, m'a agacée dans ce roman. Il s'agit du penchant poète de l'inspecteur Chen. Ses envolées lyriques au beau milieu d'une investigation policière m'ont semblé cette fois-ci inappropriées, déplacées et ennuyeuses...

Cette chronique de lecture est originellement parue le 31 mai dans Le grand nulle part, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Restling.
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23 mai 2009 6 23 /05 /mai /2009 05:43
La proie et l'ombre / Ranpo Edogawa
Philippe Picquier, poche n° 4, 144 pages, 6 €, ISBN 87730-180-X
Traduit du japonais par Jean-Christian Bouvier
 
4è de couverture : Dans ce roman très célèbre, subtil jeu de miroirs où le narrateur, Ranpo Edogawa lui-même, cherche à élucider un meurtre commis par un autre auteur de littérature policière, on retrouve - comme dans tous ses romans - cette curieuse alchimie entre une intrigue rigoureuse et une narration envoûtante, dans des mises en scène fantastiques et obsessionnelles (fétichisme, voyeurisme, sadisme et perversions sexuelles).

Une découverte ! Je n'avais jamais lu de littérature policière japonaise. C'est maintenant chose faite et je n'ai point été déçue.
Ce court roman (100 pages) est pour le moins original, puisque c'est Ranpo Edogawa lui-même qui est le narrateur de l'histoire. Ce dernier accepte d'aider une jeune femme, Shizuko, harcelée par son premier amour, un auteur de thriller (comme lui). Voici le début d'une intrigue complexe où le narrateur va de déduction en déduction. En effet, on croit qu'il a découvert la clé du mystère et la page d'après, il nous livre une autre solution tout aussi plausible.
Un roman bien ficelé dont la fin laisse planer quelques doutes.
À découvrir ;-)
 
Cette chronique de lecture est originellement parue le 16 mai sur Bookophiles (lien modifié suite à un changement de plateforme), blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de DeL.
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21 mai 2009 4 21 /05 /mai /2009 05:36
Après l'Europe, l'Asie, j'ai choisi dans le cadre du défi Le chat dans le cercueil de Mariko Koike chez Picquier poche, petit livre de 207 pages.

Yukiko, aide-ménagère chez Hariu, femme peintre célèbre, recueille chez sa patronne un chat tout crasseux. Ce chat une fois nourri et lavé va provoquer des confidences de Hariu, il lui évoque une chatte Lala connue autrefois. Lala était la chatte de Momoko dont Hariu fut autrefois quand elle était toute jeune le professeur particulier.

Sur la couverture figure la mention « roman policier traduit du japonais », ce livre est à mon avis tout sauf un roman policier, un roman sûrement où il y a des meurtres certes mais policier sûrement pas, je l'ai lu quasiment d'une traite plus par curiosité que par passion. Ma maman avec qui je partage ce défi parle de « roman pour adolescentes du siècle dernier », je rejoins son avis. Cela ressemble à un (mauvais ?) mélo. Pas franchement emballée, j'espère avoir mieux choisi mes lectures d'autres continents. Pour découvrir le Japon je vous conseille plutôt Les enquêtes du samourai Matsuyama Kaze écrites par Dale Furutani aux éditions 10/18, rendons grâce à Picquier qui publie d'excellents romans policiers asiatiques dont Nick Wilgus qui nous conte Les enquêtes du père Ananda qui se passent en Thaïlande.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 20 mai dans Au Phil de Lo, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Lorence.
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6 mai 2009 3 06 /05 /mai /2009 06:01
La couleur du deuil / Ravi Shankar Etteth (Inde)
Seuil, collection Points Policier, 2008, 254 pages
ISBN : 978-2-7578-0580-0 - Date de parution originale : 2004

Il y a déjà un petit moment que j'ai terminé mon premier roman du Défi 2009 Littérature policière des 5 continents et je profite de ce dimanche un peu calme pour vous faire partager ma lecture représentant l'Asie.

L'histoire : Un meurtre est commis à l'ambassade malgache de New Delhi. L'ambassadeur, très embêté, fait appel à l'un de ses amis, ancien caricaturiste et profileur amateur pour mener l'enquête, en compagnie d'une commissaire de police qui n'a pas froid aux yeux. Rapidement, l'énigme est résolue mais c'est en fait le début d'une autre histoire, et même de plusieurs autres histoires, plus sordides et plus troublantes, qui vont remuer le passé des héros et les confronter, en vrac, à un artiste tordu et à un médecin inquiétant...

Mon avis : Un livre tout à fait étonnant que ce roman policier indien... Tout démarre par une énigme assez classique (digne des meilleurs Agatha Christie) mais au bout de 75 pages, cette dernière est résolue et on se demande alors de quoi vont bien pouvoir parler les 200 pages suivantes. Le récit rebondit sur l'histoire des deux « héros », au passé très chargé et un peu mystérieux, qui vont apprendre à se connaître et le roman repart sur de nouvelles bases, plus complexes. J'ai pris beaucoup de plaisir à faire connaissance avec Jay et Anna, longuement parce qu'il n'est pas si simple de les cerner, et je me demande à présent si ce roman a une suite... Le style est agréable, on tourne les pages sans y penser, pris par les multiples rebondissements qui auraient pu être brouillons sans le talent de l'auteur pour le récit. Une agréable découverte !

Cette note est parue à l'origine sur l'Agora des Livres.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 26 avril dans À part ça, rien..., blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Septentria.
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18 avril 2009 6 18 /04 /avril /2009 05:53
Le village aux Huit Tombes de Seishi Yokomizo
Philippe Picquier ; Picquier Poche ; 372 p. ; ISBN 2877304590
 
Résumé
Des samouraïs transportants un trésor ont été assassinés il y a bien longtemps par les habitants avides du village aux Huit Tombes.
Le coup de folie de Yozo qui assassine plusieurs habitants du village, des années plus tard, semble à tous être la vengeance des samouraïs. Yozo disparaît et cependant de nouveaux crimes surviennent 25 ans plus tard.
C'est avec le personnage de Tatsuya, le fils de Yozo, que le lecteur va faire la connaissance des villageois, de leurs secrets et de leurs rancunes !
 
Mon avis

Un agréable roman policier. Je ne connaissais pas la littérature japonaise. C'est maintenant chose faite. Malgré sa longueur, ce roman se lit très bien. On est pris par le suspense et on avale les pages sans s'en rendre compte, en se demandant quelle va être la prochaine étape dans le parcours du meutrier.
L'histoire se tient bien. On a le temps de découvrir les personnages ce qui évite de se mélanger avec les noms de familles et les liens de parenté. Il y a aussi un petit côté fantastique/frisson qui n'est pas désagréable (bien que peu exploité).
On apprend aussi beaucoup de choses sur le Japon de l'après-guerre. Là encore l'ambiance est très intéressante. On s'y croirait ! Les descriptions étant claires et bien intégrées au récit, on voit les lieux défiler et on a un peu l'impression de s'y trouver. De plus les personnages sont intéressants, attachants ou loufoques. J'ai particulièrement aimé le personnage de Noriko.
Deux petits bémols cependant : tout d'abord, on trouve assez facilement le meurtrier si l'on prend le temps de réfléchir un peu. Mais surtout (peut-être est-ce dû à la traduction) certaines expressions se répètent et tout particulièrement tout se qui a trait à la transpiration... On a l'impression que le héros passe son temps à dégouliner. On est à deux doigts de patauger, voire de se noyer.
Mais ceci mis à part, on passe un bon moment et on ne s'ennuie pas une minute, même si on s'intéresse plus au déroulement de l'intrigue et aux intrigues secondaires qu'à la chute du roman.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 9 avril dans Lectures et farfafouilles, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Edelwe.
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