Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

Publicité

Valérie présente Nuit sur la ville, de Ryô Hara

J'ai terminé il y a quelques jours déjà Ryô Hara « Nuit sur la ville ».

Éditions Philippe Picquier (17 juin 2003), 396 pages, collection Picquier poche, ISBN 2-87730-656-9

Je n'ai pas eu la main heureuse sur ce premier choix... Espérons que les autres seront plus attractifs !

Le privé Sawazaki est dans la lignée de Philip Marlowe, sauf qu'il ne boit pas en compagnie et officie à Tôkyô. Son créateur a puisé aux sources des romans noirs américains, dont il décline les codes avec jubilation. En enquêtant sur la disparition d'un journaliste lié à la richissime famille Sarashina, Sawazaki découvre l'imbrication des affaires et de la politique, et les dessous peu sains d'une campagne électorale. S'il démêle les fils très embrouillés des chantages, trahisons et mensonges - et de pas mal de meurtres - ce privé désabusé n'a pas la prétention de changer les règles du jeu : celles d'un monde où les perdants bénéficient rarement d'une deuxième chance et où les puissants s'en sortent - presque - toujours indemnes.

Un journaliste disparaît le jour où il doit signer les papiers de son divorce et recevoir en échange une grosse somme d'argent. L'avocat de la famille charge le détective privé Sawazaki d'enquêter sur cette disparition. Ce dernier va se retrouver au coeur d'intrigues familiales, politiques et financières.

Bonne cliente de romans policiers, je me laisse emporter par l'histoire mais suis de plus en plus déçue par le côté américain de ce polar japonais. Le privé Sawazaki a tous les travers du détective américain. D'accord, il ne boit pas de whisky mais fume comme un pompier, conduit une voiture-épave, a sale caractère et beaucoup d'humour (noir), apprécie les jolies femmes énigmatiques...
Seuls les yakuza (gros bras de la mafia japonaise) nous rappellent qu'on est bien à Tôkyô. C'est d'ailleurs le seul passage que j'ai apprécié dans ce livre. Les échanges entre le privé et les yakuza venus l'interroger sont excellents et bourrés d'humour.
Mais très vite, l'intrigue n'avance plus... On s'enlise et, au global, Nuit sur la ville est assez soporifique. Je n'ai pas eu le courage d'aller jusqu'au bout (abandonné aux deux tiers). Ma pile de livres à lire est trop grande pour continuer à avaler des lignes sans prendre du plaisir.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 10 janvier dans Valunivers, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Valérie.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
V
Ce qui est bien dans ce défi, c'est d'avoir une tonne de pistes pour nos prochaines lectures. Là, je suis sympa. Je vous ménage. On démarre doucement. La pile ne doit pas augmenter trop vite ;-)
Répondre
C
<br /> <br /> Merci Valérie.<br /> Tu imagines le travail que je devrais fournir si des dizaines de personnes s'inscrivaient subitement et si j'avais à publier des centaines de chroniques de lecture !!!<br /> Argh... Travail jour et nuit !<br /> <br /> <br /> <br />
M
Pas de chance avec ton premier livre. En tous cas, je ne le lirai pas . J'espère que tu auras plus de chance avec les suivants.
Répondre
S
Ah ... c'est dommage que tu aies été déçue ... j'espère que la plaisir sera au rendez vous pour les autres.
Répondre
A
Bon au moins on sait que ce livre n'est pas à lire dans l'urgence - merci de l'avoir testé pour nous. En tout cas je te souhaite plus de plaisir dans les autres livres de ce défi!
Répondre
N
Moi aussi j'ai été assez déçue de mon 1er roman lu dans le cadre du défi. C'est dommage que des auteurs écrivent des romans dans un cadre historique/géographique sans en maîtriser les caractéristiques, la culture... ou du moins la transmettre. Mais bon, il y a plein de bons livres à lire!
Répondre