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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Audrey présente La mort en embuscade, de Ngaio Marsh

« La mort en embuscade » (titre original : « Death and the dancing footman ») de Ngaio MARSH, éditions 10/18, collection Grands détectives, 1942 (1996 pour la traduction française), traduit de l'anglais par Roxane Azimi.

Pour commencer le défi Littérature policière sur les 5 continents, je suis partie à la découverte d'une écrivaine néo-zélandaise.

Quelques mots sur l'auteur : Ngaio Marsh est une écrivaine néo-zélandaise née à Christchurch en 1895. Ngaio signifie, en langue maori, « lumière dans les arbres ». Elle publie son premier roman en 1932. Elle décède en 1982.

Quatrième de couverture : Réunir, dans le huis clos de son vieux manoir enneigé, sept personnes qui se détestent cordialement, tisser une subtile toile de rancœurs inexprimées et de secrets morbides, Jonathan Royal trouve l'idée amusante. Mais, lorsque sa mise en scène tourne au drame, il n'a de cesse que de faire arrêter le coupable. Il sait exactement lequel de ses invités a commis l'ignoble crime. Arrivé sur place, l'inspecteur Alleyn procède pourtant à la redistribution des rôles ...

Mon avis : Jonathan Royal invite 7 personnes à passer un week-end dans son manoir. La particularité de ses invités réside dans le fait qu'ils n'entretiennent pas de bonnes relations. Chacun accepte son invitation sans connaître l'identité des autres convives. Jonathan Royal invite une huitième personne, Aubrey Mandrake, auteur dramatique de son état, à qui il souhaite donner un rôle de spectateur. Il lui offre, en quelque sorte, une pièce de théâtre grandeur nature. Aubrey Mandrake n'est pas très emballé par l'idée de son ami et redoute déjà les conflits qui vont se faire jour entre les convives.
Les invités arrivent les uns après les autres. Si, dans un premier temps, les choses ont l'air de bien se dérouler, chacun mettant de l'eau dans son vin, très vite le week-end tourne au fiasco, jusqu'au drame : un convive est retrouvé assassiné dans le fumoir. Et, pour simplifier les choses, le manoir est totalement isolé en raison d'une tempête de neige. Il faudra donc attendre que les routes soient dégagées pour que la police puisse intervenir. En attendant, les invités doivent continuer à vivre ensemble, conscients que l'un d'eux est un meurtrier.

Ce roman est assez classique pour le genre. Les premiers chapitres du livre servent à présenter les différents protagonistes. (D'ailleurs, comme dans une pièce de théâtre, le livre s'ouvre sur la liste des personnages). Ainsi, quand les invités arrivent au manoir nous connaissons déjà les conflits qui les opposent. Il y a un personnage « spectateur », Aubrey Mandrake, auquel le lecteur peut s'identifier tout au long de l'histoire.

J'ai beaucoup aimé l'ambiance : le manoir isolé du monde du fait d'une tempête de neige. Les personnages sont assez bien croqués. L'intrigue avance par petites touches. Au gré des éléments qui nous sont donnés, l'identité du tueur est mouvante.

L'enquête policière est assez secondaire. En effet, si le meurtre intervient au milieu du livre, les policiers n'arrivent sur place que dans le dernier quart du roman. L'inspecteur Alleyn a alors la lourde tache, après une enquête somme toute assez rapide, de dévoiler l'identité du tueur et d'exposer ses motivations.

En conclusion, c'est un livre agréable à découvrir. Je pense ne pas hésiter à l'avenir à lire un autre roman de cet auteur.

Quelques extraits
« Ce dîner laissa à Mandrake une étrange impression. Il avait semblé osciller entre des moments de netteté et l'irréalité d'un rêve. S'il ne put en oublier certains épisodes, d'autres s'effacèrent de sa mémoire le lendemain. De temps à autre, sa faculté d'observation paraissait s'aiguiser de façon exacerbée, et il notait avec précision les inflexions de voix, le choix des mots, les poses exactes des convives. A d'autres moments, une angoisse insurmontable le submergeait, le coupant entièrement du monde extérieur ».
« - Il y a une chose qui me frappe, dit Alleyn. Ce sont les invités eux-mêmes. Qu'est-ce qui a poussé votre hôte à réunir sous son toit autant d'éléments belligérants ? Ou ignorait-il qu'ils étaient en guerre ?
- Non, répondit Mandrake, il le savait.
- Alors, pourquoi... ?
- Il l'a fait exprès. C'est ce qu'il m'a expliqué le soir de mon arrivée. Il voulait traduire ses frustrations artistiques à l'aide d'un moyen d'expression en chair et en os ».

Cette chronique est originellement parue le 25 janvier dans Le blog de Yoshi73, sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Audrey.
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