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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Soie présente Mort au champagne, de Ngaio Marsh

Mort au champagne de Ngaio Marsh
Titre original : Vintage Murder
Traduit de l'anglais (Nouvelle-Zélande) par Maurice Derbène
Paru aux Éditions 10/18 - Collection Grands détectives - 223 pages
ISBN 2-264-04085-8

Quatrième de couverture (extrait) : À bord d'un train qui traverse la Nouvelle-Zélande en direction de Middleton, Roderick Alleyn trompe son ennui en compagnie d'une troupe de théâtre anglaise en tournée, quand de curieux incidents viennent émailler le voyage : l'argent de l'une des actrices a disparu et le directeur de la troupe, Alfred Meyer, est convaincu que l'on a tenté de le tuer en le jetant hors du train [...] (j'arrête ici de citer la quatrième de couverture parce que je trouve qu'elle en dévoile trop sur l'intrigue).

Mon avis : Entre ce livre et moi, le courant n'est pas passé pour deux raisons principales.

Pendant une grande partie du roman, j'ai eu beaucoup de mal à différencier les différents protagonistes les uns des autres, à part le détective, l'actrice principale, son mari et une jeune actrice. Petit à petit je suis parvenue à intégrer les autres. En fait les personnages sont présentés juste avant le premier chapitre par leur nom bien sûr, et leur fonction. Mais comme ils font tous partie d'une troupe de théâtre (raison qui m'avait poussée à choisir ce livre), et qu'ils sont présentés en termes tels que : actrice et femme d'Alfred Meyer, acteur comique, premier rôle, jeune acteur..., j'ai trouvé très difficile de les distinguer les uns des autres, j'avais plutôt l'impression d'être confrontée à trois ou quatre types de personnages déclinés eux mêmes en N versions. De plus on n'a aucune indication au sujet de la pièce qu'ils jouent, il n'en est presque pas question dans le livre, donc on ne peut pas se repérer à leur rôle. Ma lecture a donc été ponctuée de « Mince c'est qui celui-là - ou celle-là - déjà ? », suivi d'une recherche sur la liste fournie au tout début du roman, ce qui a complètement coupé ma lecture.

La deuxième raison  est que le livre est conçu comme la succession des interrogatoires des différents personnages. Selon les différents témoignages des suspects sont peu à peu éliminés jusqu'à identification du véritable coupable. Mais pour mon goût personnel, l'histoire est beaucoup trop centrée sur l'enquête, un peu comme un zoom photographique, on ne sait presque rien de la vie des protagonistes, même si bien sûr des caractères différents se distinguent. Selon moi, ce livre manque d'une véritable histoire, ou plutôt de plusieurs histoires qui s'entremêleraient avec beaucoup plus de recul par rapport au meurtre et à l'enquête.

Par rapport à ce que j'aime, tout cela manque de rebondissements, de rythme, je ne suis pas vraiment arrivée à m'attacher à l'un d'entre eux ni à avoir peur que l'assassin frappe à nouveau.

Ce n'était pas trop un livre pour moi, vous l'aurez compris, principalement en raison de la façon dont il est construit.
J'espère quand même qu'il fera le bonheur d'autres lecteurs ou lectrices :).

Comme je n'aime pas rester sur une mauvaise impression, je vais lire, toujours dans le cadre du défi, un autre livre de Ngaio Marsh (Je pense lire La mort en embuscade comme deuxième titre). S'il s'avère que décidément Miss Marsh et moi soyons incompatibles, dans ce cas je chercherai un autre auteur en Océanie.

Petit détail pour finir. Ngaio signifie « lumière dans les arbres » en langue maori. C'est joli, non ?

Cette chronique de lecture est originellement parue le 13 mars dans Mots de Soie, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Soie.
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