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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Morgane présente Le secret de Big Papa Wu, de Diane Wei Liang

Le secret de Big Papa Wu, de Diane Wei Liang
Nil, 2008, 283 pages
The eye of jade (2007) traduit de l'anglais par Odile Demange

Pour le défi Littérature policière sur les 5 continents, je me suis cette fois-ci tournée vers l'Asie. Le but du jeu était quand même de découvrir un nouvel auteur et j'ai choisi de lire Diane Wei Liang que je ne connaissais pas avec Le secret de Big Papa Wu.

La jeune Mei Wang a démissionné de son poste de fonctionnaire au Ministère de la sécurité publique et a ouvert une agence de détective privé, ou plutôt de conseil puisque le métier de détective est encore interdit en Chine. Mais dans le Pékin moderne, il suffit parfois de jouer sur les mots pour contourner le système. Elle va être chargée par un vieil ami de sa famille de retrouver un bol de jade antique. Pour cela, elle va devoir évoluer dans le milieu des antiquaires de Pékin et fouiller dans le passé de ses propres parents et celui de son oncle Chen.
Autant le dire tout de suite, l'enquête est plutôt un alibi pour décrire la vie des Chinois actuellement, les différences flagrantes entre pauvres et riches, le fonctionnement terriblement bureaucratique de la société mais aussi le passé de toutes ces familles traumatisées par la Révolution culturelle.
Comme pour Qiu Xiaolong, autre auteur chinois, l'enfance de Diane Wei Liang a été marquée par la persécution de ses parents puisqu'elle a grandi dans un camp de rééducation. Elle aussi a quitté la Chine et elle vit aujourd'hui en Angleterre.
Son récit nous amène vraiment dans la vie chinoise et on est plongé dans le quotidien de Pékin avec ses difficultés mais aussi ses immeubles pleins de vie, ses restaurants.
Pourtant, je suis restée sur ma faim. Je trouve que Qiu Xiaolong arrive également à nous montrer tout cela et même beaucoup mieux avec en outre des enquêtes solides. On sent que l'auteur a voulu souligner la difficulté des années 60 et les choix que certains ont dû faire pour survivre et elle y parvient en partie. Cela reste une lecture très agréable qui nous dépayse mais il y manque clairement le petit plus qui aurait fait la différence.
Pour me promener à nouveau du côté de l'Asie, je repartirai donc plutôt suivre les enquêtes de l'inspecteur Chen Cao, le policier poète de Qiu Xiaolong.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 27 septembre dans Carnets noirs, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Morgane.
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