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Bonjour et bienvenue sur ce blog consacré au défi Littérature policière sur les 5 continents.
Si vous souhaitez avoir plus d'informations, merci de bien vouloir consulter Les modalités du défi.
Bonnes découvertes littéraires et bonnes lectures à tous !
Samedi 21 novembre 2009
Le mandala de Sherlock Holmes, de Jamyang Norbu
Philippe Picquier, janvier 2001, 310 pages

Présentation de l'éditeur : Le livre enchantera les amateurs du fameux limier ainsi que les lecteurs friands de romans d'aventures. Il ressuscite pour nous le grand détective et lève le voile sur un pan de sa vie auquel Conan Doyle, laissant sur leur faim tous les passionnés, n'a consacré que quelques lignes laconiques : l'intervalle séparant sa disparition présumée dans les chutes de Reichenbach de sa réapparition dans L'aventure de la maison vide.
Jamyang Norbu, holmésien distingué d'origine tibétaine, comble ce manque. Il a en effet découvert le journal du compagnon de voyage de Sherlock Holmes, confirmant la thèse selon laquelle ce dernier a effectivement voyagé en Inde et au Tibet où il vécut moultes péripéties, est venu en aide au dalaï-lama, et a trouvé un nouveau Watson en Hurree Chunder Mookerjee, espion et savant bengali, personnage créé à l'origine par Kipling et auteur présumé de ce récit.
Entraînant le lecteur dans un tourbillon de rebondissements et d'épreuves, le récit jongle avec brio entre références littéraires, histoire coloniale dans l'atmosphère de l'Inde du Raj et Tibet mystique, mélangeant fiction et réalité jusqu'à un dénouement évidemment inattendu.

Voilà une lecture plaisante, très british, qui se déroule dans une  Inde de carte postale que n'aurait pas reniée Kipling. L'auteur lui rend d'ailleurs un hommage appuyé ; très bon pastiche des œuvres de Conan Doyle à travers un excellent portrait de Sherlock Holmes plus vrai que « nature » avec son flegme légendaire, ses déductions imparables, son violon et ses chères opiacées.

Tout y est, citations latines, explications scientifiques, rappels historiques en bas de page... Dans une atmosphère inquiètante, se succèdent de courts chapitres rédigés d'une plume alerte.  Le récit s'accèlère peu à peu ; beaucoup de rebondissements avec des méchants, sectes d'étrangleurs, Chinois avides ou amateurs de sangsues géantes...Vraiment affreux.  Moriarty ferait un fantastique Voldemort !

Les péripéties  au Pays des Neiges sont fort rocambolesques. La fin est digne d'une série B comme « Les Aventures de Jack Burton dans les griffes du Mandarin » avec le terrible Lo Pan. Et le Tibet que l'auteur nous raconte fait plus penser à Hergé qu'à celui des romans d’Eliot Pattison qui, avec les enquêtes de l'inspecteur Shan, nous en donne une version contemporaine et réaliste. Au total, une belle image d'Épinal sur fond d'invasion chinoise qu'on sent proche. J'ai parcouru ce roman comme on feuillette un vieil album de chromos en dégustant une tasse de Darjeeling accompagnée de scones à la crème !

Ce livre visitant l'Asie clôt pour moi le défi Littérature policière sur les 5 continents.
J'ai fait le tour de la terre !

Merci à Catherine  pour ce voyage ! Et bravo pour l'énorme travail que représente cette entreprise !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 19 novembre dans Orient Express, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Sarawasti.
Par Sarawasti - Publié dans : Asie - Communauté : livres policiers
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Vendredi 20 novembre 2009
Derniers verres, d'Andrew McGahan
Actes Sud, 2007
Last Drinks (2000) traduit de l'anglais (Australie) par Pierre Furlan

Le Queensland en Australie, Brisbane sa capitale, ou comment des hommes avides de pouvoir peuvent pourrir un état et une ville. Cela, George ne le sait que trop bien pour l'avoir vu des années plus tôt et avoir été au centre de cela ou plutôt il s'en souvient vaguement car il a tout vécu à travers les brumes de l'alcool et les soûleries. Le scandale date de dix ans auparavant, au moment de la Grande Enquête. Elle a changé la face du Queensland, du moins en apparence. Elle a fait tomber des politiciens pourris, des flics corrompus, des patrons de bars et de bordels. Parmi tous ceux-là, les proches de George, ses partenaires de beuveries, son meilleur ami Charlie et sa femme May qui était aussi sa maîtresse.

Il s’est alors réfugié dans la montagne. Il a arrêté de boire et il essaye de vivre une vie tranquille avec un petit boulot de journaliste. Et pourtant, c'est le genre de passé qui vous rattrape toujours. Une nuit, un corps est découvert près du village. Il s'agit de Charlie, son associé d'autrefois, et il a été assassiné. En retournant à Brisbane pour organiser les funérailles, George va devoir affronter ses vieux démons et essayer de comprendre ce qui est arrivé.

Comme le titre l'indique l'alcool est au centre de ce polar, comment il façonne ceux qui succombent, comment on s'en sort ou pas. C'est l'alcool qui réunit pour la première fois les deux amis, c'est lui qui accroche May et c'est lui qui les entraîne vers l'illégalité. Le dernier verre de l'alcoolique n'est pas toujours vraiment son dernier, la tentation est là toujours très puissante et elle n'attend qu'un incident de parcours. Cela donne des passages très forts de débauches, de déchéances ou encore des combats internes qui peuvent se livrer pour lutter. Derniers verres, c'est le parcours d'un homme, ni héros, ni lâche tout à fait non plus. George oscille entre la fuite perpétuelle et l'affrontement. Il a vécu des années d'excès sans se poser de questions, en prenant ce qu'il voulait au passage. Pas un gros joueur, non, juste bien entouré, sans grande moralité ni loyauté même pour son meilleur ami. Le récit alterne entre le retour de George à Brisbane, son enquête et ses souvenirs de sa vie d'autrefois, comment ils en sont arrivés là.

Andrew McGahan écrit avec beaucoup de talent la déchéance de l'homme, les jeux de pouvoir et les interrogations personnelles. La tension est présente tout au long du roman, le suspense s'installe au fil de la lecture. C'est un roman très noir, il n'y a pas un personnage meilleur que l'autre, tous succombent à un moment donné et dans la majorité des cas, l'alcool est leur poison.

Même s'il s'agit d'un roman, McGahan s'est inspiré d'un fait authentique, l'enquête Fitzgerald, il nous transporte dans une région très éloignée de notre réalité et pourtant, la corruption peut être partout la même.

Une lecture très forte qui nous laisse l'impression d'une sale gueule de bois.

Derniers verres aura été mon étape pour l'Océanie dans le défi Littérature policière sur les 5 continents.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 18 novembre dans Carnets noirs, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Morgane.
Par Morgane - Publié dans : Océanie - Communauté : Littérature policière
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Jeudi 19 novembre 2009
Mort d'une héroïne rouge, de Qiu Xiaolong

En un coup d'œil
Date de publication originale : 2000 (Death of a Red Heroin)
Date de l'édition française: 2003, Liana Levi, Points, 501 pages
Genre : enquête policière
Mots-clés : héroïne assassinée, pressions politiques
Personnage principal : inspecteur Chen Cao de la police de Shanghai
Biographie et bibliographie : http://www.lianalevi.fr/policier/260_6.htm
Commentaire : http://polars.cottet.org/lec1/qiu01.htm

À mon avis
C'est toujours assez émouvant de tomber sur un nouvel écrivain dont on aime le premier livre et qui vient de publier 6 romans policiers en six ans. Qui plus est : cet auteur est chinois (même si, né en 1953, il vit depuis 19 ans aux États-Unis) et ce sont ses années vécues à Shanghai qui inspirent directement l'univers de son inspecteur Chen Cao. Ce petit dépaysement est bienvenu. Pourtant, les noms chinois sont plus faciles à déchiffrer et à retenir que les islandais ou les suédois ; la structure de ce polar est tout à fait classique ; et la société chinoise des années 90 est beaucoup plus près de la nôtre (pour le meilleur et pour le pire) que celle du Juge Ti.
Cela dit, nous sommes quand même un peu dépaysés, et plusieurs commentateurs ont bien apprécié la description de la ville de Shanghai, ses quartiers riches à l'écart, ses taudis aux petites ruelles, les logements minimalistes des gens ordinaires, les édifices gouvernementaux mieux organisés, les vendeurs de mets exotiques itinérants et les grands restaurants pour les touristes ou les privilégiés. Comme l'action se situe au début des années 90, et que l’auteur à cette époque, comme le détective, approche la quarantaine et a vécu dans une famille petite bourgeoise qui a connu les années glorieuses du maoïsme, la révolution culturelle, puis la lutte contre les gardes rouges, les gens instruits devant se faire rééduquer à la campagne, enfin les 4 libéralisations modernisantes de Deng Xiaoping (milieu 80/début 90) où les vieux cadres sont mis à la retraite et où on compte sur les jeunes scolarisés, le lecteur est plongé dans les luttes de pouvoirs entre les purs et durs et les modernes. Apparemment au-dessus de tout ça, la stabilité du Parti unique qui s'assure la suprématie en lançant de temps en temps des attaques contre des ennemis communs, ceux qui subissent les mauvaises influences de l'Occident, par exemple. Ce qui, par ailleurs, n'empêche ni les relations littéraires ni les échanges économiques entre les États-Unis et les Chinois. On en vient ainsi à vivre de l'intérieur et à comprendre cette originale cohabitation entre la libre entreprise et la pensée unique, à ce moment du développement de la Chine où le politique jouit encore d'un certain contrôle sur l’économique.
Quant à la dimension policière à proprement parler, la structure est classique : découverte d'un cadavre, recherche de l'identification, collection et étude d'indices (interrogation de l'entourage, fouille de l'appartement), belle complicité entre Chen et son adjoint Yu, respect d'un bon patron mais qui doit tenir compte d'interventions venues d'en haut, la corruption des uns et l'acharnement bien intentionné des autres ; bref on retrouve ici les chemins habituels caractéristiques des polars de procédure policière, y compris la contribution des amis et des conjointes comme chez Anne Perry et Donna Leon. Le rythme est lent dans la mesure où la description de la vie quotidienne des Chinois de Shanghai est importante, et l'intérêt de l'auteur pour la nourriture, du fast-food au grand restaurant russe du Chinois d'Outremer, a ravi bien des lecteurs. Ce qui est sympathique aussi, pour nous Québécois, c'est que nous avons l'impression que les jeunes Chinois des années 90 vivent une sorte de Révolution tranquille qui, à bien des égards, ressemble à la nôtre des années 60. Jeans ou jupes courtes, libération sexuelle (si on compare au puritanisme maoïste qui sévit jusqu'au milieu des années 80), une certaine confiance en l'avenir, remise en question d'un certain passé et de fréquents privilèges, bien que cette critique soit prudente et plus émise en privé qu'en public, parce qu'on ne sait pas trop, en cette période de transition, qui appartient à quelle tendance. L'inspecteur Chen incarne bien cette période : poète et fils d'un professeur de tendance néo-confucianiste, ayant tendance à se servir de sa tête et de son cœur plutôt que de se soumettre aveuglément à l'autorité ou aux règles, confiant malgré tout (en gros) au Parti et au progrès de l'évolution de la Chine, il apparaît comme un pragmatique sympathique et prudent.
Ce qui semble un déséquilibre, dans ce commentaire, entre l'intrigue proprement dite et le contexte où elle se déroule, traduit la composition du roman. Nous nous attachons à Chen comme au Charlie Salter d'Eric Wright ; nous sommes captivés par la vie quotidienne de la ville de Shanghai tout en étant surpris du fait que ces Chinois nous ressemblent sur bien des points. Ceux qui se passionnent pour les puzzles aux solutions subtiles, ceux qui jouissent des rebondissements inattendus qui nous sortent de nos pantoufles, et ceux qui préfèrent les méchants sadiques, les bons alcooliques et mal mariés, et les enquêtes bouclées à la hussarde, n'apprécieront pas le supplément d'âme qui habite ce roman.

4/5

Cette chronique de lecture est originellement parue le 12 novembre sur Polarophiles, site sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Michel.
Par Michel - Publié dans : Asie - Communauté : Le monde du polar
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Mercredi 18 novembre 2009
Le lézard noir, d'Edogowa Ranpo (1929)
Philippe Picquier, 156 pages
Traduit du japonais par Rose-Marie Makino-Fayolle
ISBN 978-2-87730-497-9 – Couverture de David Job

L'auteur
Edogawa Ranpo est le pseudonyme de Tarô Hirai (1894-1965), transcription phonétique d'Edgar Allan Poe. En effet cet écrivain, initiateur du policier populaire au Japon, était un admirateur de romanciers occidentaux tels que Poe, Arthur Conan Doyle ou Maurice Leblanc. Sa carrière littéraire s'étale entre 1922 et 1955, avec près de quarante nouvelles et trente romans. Ses intrigues sont dominées par des constructions logiques et implacables, dans un style raffiné, et teintées de perversité trouble : sadisme, soumission sexuelle, érotisme trouble... Après la guerre il se tourne vers la littérature policière enfantine et crée un prix qui porte son nom. Environ huit romans et une dizaine de nouvelles sont actuellement disponibles en français.

Le personnage
Akechi Kogoro est un détective récurrent chez Edogawa Ranpo, apparaissant dans 11 récits dont seulement deux sont accessibles en français (Le test psychologique et Le lézard noir). Influencé par le chevalier Dupin ou Sherlock Holmes, c'est un jeune dandy élégant qui enquête cependant en se basant plus sur l'analyse psychologique que sur les preuves matérielles. Maître dans l'art du déguisement, séduisant, parfois orgueilleux, c'est un détective à l'ancienne, qui s'emmêle parfois assez sournoisement dans l'univers trouble d'Edogawa.

Le roman
Le lézard noir : tel est le surnom d'une cambrioleuse de haut vol aux multiples facettes, qui a décidé d'enlever la fille du grand bijoutier Iwase Shôei, afin de l'échanger contre l'Étoile égyptienne, le plus gros diamant du Japon. Mais elle se heurtera à plusieurs reprises à la perspicacité du détective Akechi Kogoro, engagé pour protéger la belle Sanae. Et durant cette course poursuite haletante, où on ne sait jamais qui a une longueur d'avance sur l'autre, une étrange relation, faite d’attirance et de haine, se nouera entre ces deux personnages hors du commun.

Un roman assez court à la facture classique, mais grâce à une écriture brillante, légère et pleine d’humour, qui n'est pas sans rappeler les grands classiques de Poe, Conan Doyle ou Leroux, on s'y prend facilement. L'intérêt se renouvelle grâce aux multiples rebondissements, et non pas par la complexité des psychologies ou la perversité du monde d'Edogawa comme dans d'autres récits du même auteur (seule Le lézard noir se dégageant par son charisme de méchante séduite par un esprit plus brillant). Enfin un roman agréable et prenant, au charme désuet des intrigues d'investigation « logico-scientifique » du début du siècle.

Extrait
« Elle avait vraiment l'air d'une reine : sa silhouette racée, sa démarche, le luxe qu'elle affichait, les bijoux somptueux qu'elle portait, mais plus encore, le charme magnétique qui émanait d'elle. Exhibitionniste, fière et provocante !
- L'Ange noir, fais-nous ta danse des bijoux ! hurla quelqu'un. Il y eut aussitôt un brouhaha suivi d'un tonnerre d'applaudissements.
Dans un coin, l'orchestre commença à jouer. La musique quelque peu obscène du saxophone titillait curieusement le public.
La danse des bijoux avait déjà commencé, au centre du cercle qui s'était formé au milieu des spectateurs. L'Ange noir allait, d'un moment à l'autre, devenir l'Ange blanc : son corps, complètement nu, ne serait plus couvert que de deux colliers de grosses perles, de magnifiques boucles d'oreilles en jade, de bracelets incrustés d'une multitude de diamants à chaque bras et de trois bagues à ses doigts. Étincelante et cliquetante, elle dansait avec grâce, adoptant des postures aguichantes, agitant les épaules et roulant des hanches comme si elle s'était trouvée dans un harem.
- Regarde, le lézard noir s'est mis à ramper. C'est absolument magnifique.
- C'est vrai, ce petit reptile est bien vivant, on dirait.
Cette conversation s'échangeait à mi-voix entre deux jeunes gens pleins d'entrain, vêtus de smokings.
Sur le bras gauche de la belle jeune femme, un lézard noir ondulait. Il semblait ramper, les ventouses de ses pattes avançant au rythme de ses muscles. Tout en donnant l'impression qu'il allait se déplacer de son bras vers l'épaule, puis vers le cou, pour arriver enfin jusqu'aux lèvres humides et rouges, il restait indéfiniment sur place. C'était un tatouage d'une vraisemblance saisissante. »

Le film
Le livre a été adapté en 1968 par Fukasaku Kinji, connu pour ses films de yakuzas (Guerre des gangs à Okinawa en 1971) et son dernier film, Battle Royale en 2000 (il a notamment influencé John Woo, Takeshi Kitano ou Quentin Tarantino). D'après ce que j'ai compris c'est un petit bijou kitsch, basé sur une adaptation théâtrale de Mishima Yukio, malheureusement indisponible en France et projeté nulle part dans ma région. Donc pas vu et c'est bien dommage.

Une chronique de lecture de Jeff.
Par Jeff - Publié dans : Asie - Communauté : Littérature policière
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Mardi 17 novembre 2009
Photo finish (1980) / Photo d'adieu, de Ngaio Marsh
Traduction : Sophie Dalle
Paru le 30/09/1999
Éditeur : 10/18 - Collection Grands détectives
ISBN : 2-264-02927-7

Primitivement j'avais choisi un autre roman de Ngaio Marsh : Le gant maudit ! Ce dernier me passant sous le nez depuis un moment à la médiathèque je me suis donc rabattu sur Photo d'adieu du même auteur.

L'histoire est on ne peut plus simple, dans la lignée des romans policiers anglais à la Agatha Christie. L'inspecteur Alleyn, le héros de NM, et son épouse, sont invités sur une île néo-zélandaise par l'amant de la Sommita, plus grande cantatrice du monde, née Pépitone !

Sommita ça fait plus diva, cours, vole et reviens à nos moutons ! Donc le couple est convié à assister à un récital de la chanteuse mais également prié d'enquêter sur un malfaisant s'amusant à envoyer à divers journaux des portraits difformes de la vedette.

Comme il se doit une fois que l'intrigue se noue l'île se voit coupée du monde par une violente tempête, nous assistons donc à un crime en vase clos même si le vase est un peu large. Le cadavre de la Sommita sera retrouvé un poignard fiché dans la poitrine, une photo étant transpercée par la lame. L'intrigue est classique, la galerie de personnages complète, l'amant douteux, l'impresario soupçonnable, l'habilleuse semble taire quelque chose... Bref, chacun voit les feux de la curiosité policière se tourner vers lui alors que l'assassin est... découvert dans les dernières pages du roman où l'on s'aperçoit que le passé n'oublie jamais.

Une des dernières œuvres de NM je l'ai trouvé alourdie par un préambule trop long, des héros trop nombreux, dont la liste se trouve en début de livre, heureusement ! Des descriptions inutiles et des dialogues constituent la majeure partie du roman, gênant ainsi, je trouve, le développement des personnages.
Il n'est pas inutile de rappeler que Ngaio Marsh vit le jour en 1895, à Christchurch, et que son premier livre parut en 1934. Elle disparut en 1982.

Héritière du dix-neuvième siècle, son style au vingt-et-unième paraît daté, non qu'il soit désagréable mais il y a dans ces pages une odeur de poussière plaisante à petite dose et les fils de l'intrigue, de ficelles à l'époque, sont devenus des câbles.

Un autre regret, que la romancière n'ait pas puisé dans l'histoire de son pays et sa culture, mais peut-être le fit-elle dans ses précédentes productions. Je tenterai de trouver ses premiers romans afin de me faire une idée plus précise d'une œuvre que j'ai découverte en participant au défi : Littérature policière sur les 5 continents !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 15 novembre dans Lire au nid, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Lee Rony.
Par Lee Rony - Publié dans : Océanie - Communauté : livres policiers
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Lundi 16 novembre 2009
Morituri, de Yasmina Khadra (1997)
Lu dans Le quatuor algérien, les enquêtes du commissaire Llob
N° 510 collection Folio policier aux éditions Gallimard, 920 pages
ISBN 978-2-07-035755-0 – Couverture de Stefano de Luigi

L'auteur
Yasmina Khadra est le pseudonyme de Mohammed Moulessehoul, né en 1955 dans le Sahara algérien. C'est en 1997 qu'il entre dans la clandestinité, afin notamment de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire. Grâce aux aventures du commissaire Llob, il acquiert une renommée internationale, et viendront par la suite des récits autobiographiques (L'écrivain en 2001, L'imposture des mots en 2002) et des romans qui illustrent le « dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » (Les agneaux du Seigneur en 1998, Les hirondelles de Kaboul en 2002, L'attentat en 2005, Les sirènes de Bagdad en 2006). Traduit en vingt deux langues, c'est un écrivain majeur de ces dernières années.

Le personnage
« Brahim Llob est né d'une insubordination et d'un besoin de divertir. C'est donc naturellement qu'il s'inscrit dans la volonté de plaire et d'oser. [...] Il incarne cet Algérien que personne n'écoute dans le fracas des slogans et des discours biaisés ; l'Algérien conscient des dérives de sa nation et qui tente de redresser la barre en la sachant depuis longtemps faussée. [...] Brahim Llob compte énormément pour moi. Il est mon jumeau et ma muse, mon courage et mes certitudes ; il est ce que j'aime chez les êtres et les choses : une grande part de mes rêves et de ma foi. » (Yasmina Khadra, préface au Quatuor algérien)
Ancien combattant pour l'indépendance, le commissaire Llob est un incorruptible dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Avec sa langue bien pendue, écrivain à ses heures (sous le pseudonyme de Yasmina Khadra régulièrement vulgaire et misogyne, il n'est tendre avec personne, donne du fil à retordre à ses supérieurs et n'hésite pas à fouiner dans les hautes sphères de la société. Il apparaît pour la première fois en 1990 dans Le dingue au bistouri, mais c'est avec le triptyque Morituri (1997), Double blanc (1998) et L'automne des chimères (1998) que Yasmina Khadra le consacre personnage fétiche. Il reviendra une dernière fois en 2004 dans La part du mort, flash-back qui revient aux sources de la vague terroriste des années 90.

Le roman
« 'Magog' (premier titre et première version de Morituri) avait été écrit dans un état second. Je venais d'être choqué par un spectacle terrible, un attentat meurtrier. Je suis tombé dans une sorte de dépression, au cours de laquelle j'ai réglé mes comptes avec les intégristes, sans m'en rendre compte. Je me suis retrouvé avec ce manuscrit, sans me souvenir quand et comment je l'avais écrit. » (Interview de Yasmina Khadra au Monde, 12 janvier 2001)
Les années 90 : l'Algérie ploie sous la vague terroriste. Un vieux flic, Brahim Llob, refuse de céder à la panique, quand Ghoul Malek, un géant industriel, lui demande de retrouver sa fille disparue. Dans une Alger effarée, où grosses huiles mafieuses et assassins fanatiques se disputent dans l'horreur, Llob plonge dans les rouages de la manipulation.

Un roman extraordinaire, parfait pour commencer la plongée dans l'univers de Brahim Llob, à la fois violent et poignant, noir et éblouissant. Le style de Yasmina Khadra / Brahim Llob, souple et cynique (qu'il rapproche lui-même, non sans raison, de San Antonio), permet de faire passer la pilule de l'intrigue où le sordide et la cruauté vont bon train.
Le héros, magnifique dans sa droiture et auquel on s'attache vite (même si personnellement ses sarcasmes et contradictions m'ont parfois agacé), est entouré d'une palette de personnages très bien campés, régulièrement splendides dans leur humanité (le lieutenant Lino est très attachant, le vieux collègue Dine est bouleversant, Da Achour le noble est fantastique, et j'aime jusqu’à Bliss, qui à mon avis ne mérite pas l'acharnement de l'auteur).

Extrait
« — Sais-tu pourquoi les clowns mettent de la peinture sur leur figure ? Les enfants supposent que c'est pour rire. Un énorme groin rouge amuse mieux qu'un nez. Et les étoiles sur le front sont moins tristes que les rides. En vérité, Llob, les clowns se mettent des couleurs criardes sur la gueule pour fausser les traits de leur chagrin. C'est leur manière de faire semblant, de dédoubler leur personnalité. Un peu comme les oiseaux, c'est leur façon à eux de se cacher pour mourir. Et qui soupçonne la solitude d'un clown dans un cirque en fête ? Personne. Et c'est mieux ainsi. On ne s'assume que dans son secret.
Il refait face à la mer. Pour moi, c'est toute une île qui se décroche de mon archipel.
— Il y a du thé dans le Thermos, commissaire. Ça ne fait pas le bonheur d'un homme, mais ça l'aide à digérer.
Au loin, un paquebot joue à saute-mouton avec les flots. Dans le ciel boycottant nos champs et nos prières, les mouettes fusent comme des slogans.
Je n'aurais pas dû déranger un vieillard qui sait pourquoi la houle ne divertit pas les vagues quand elle se met à se déhancher. »

Le film
Production franco-algérienne, Morituri (2007) est une adaptation par Okacha Touita, avec en prime des éléments de Double blanc et de L’automne des chimères. Très fidèle au vu de l'intrigue, le film restitue avec justesse l'ambiance de guerre civile et la profondeur des personnages. Pas mal d'acteurs sont admirables, même si le jeu de certains seconds rôles laisse parfois à désirer, et voir les personnages auxquels on s'est attaché prendre vie est toujours un plaisir quand la fidélité au texte est là. Au final un film honnête, filmé dans le style années 90 ce qui le fait régulièrement ressembler à un téléfilm, à la musique sympa mais un peu lassante, de Rachid Taha.

Une chronique de lecture de Jeff.
Par Jeff - Publié dans : Afrique - Communauté : Littérature policière
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Lundi 9 novembre 2009
Pour l'Europe, j'ai choisi Agatha Christie et son roman : Le crime de l'Orient-Express aux éditions du Masque. Traduit de l'anglais par Jean Marc Mendel. 251 pages. ISBN : 9782702423592.

Quatrième de couverture : « Le train est aussi dangereux que le paquebot affirme Hercule Poirot... Le lendemain, dans une voiture de l'Orient-Express bloquée par les neiges yougoslaves, on découvre le cadavre d'un Américain lardé de douze coups de couteau. L'assassin n'a pu venir de l'extérieur : voici donc un huis-clos, le plus fameux, peut-être, de toute la littérature policière. Pour mener son enquête, le petit détective belge a le choix entre une princesse russe, une Américaine fantasque, le secrétaire de la victime, un couple de Hongrois distingués, l'inévitable colonel de retour des Indes, les domestiques de tout ce beau monde et le contrôleur du train. Un meurtre incompréhensible, à moins qu'on puisse établir que tous ces voyageurs sont moins étrangers les uns aux autres qu'ils veulent bien le prétendre... »

J'ai choisi ce livre car c'est un grand classique de la littérature policière. Néanmoins, je n'ai pas du tout accroché. Le huis-clos est trop réduit à mon goût. J'ai eu l'impression également de lire une dissertation, car les chapitres sont découpés par témoin. Le suspense est mince, la fin est évidente. J'ai préféré le Noël d'Hercule Poirot du même auteur.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 6 novembre dans Lilas Violet, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Ashentie.
Par Ashentie - Publié dans : Europe - Communauté : Littérature policière
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Samedi 7 novembre 2009
Miserere, Jean-Christophe Grangé
Albin Michel, collection Thriller, 528 pages

Il y a un peu plus de cinq mois je me suis inscrite à un défi de littérature policière sur Internet. Ce défi consiste à lire, en 2009, 5 romans policiers issus des 5 continents (si vous voulez en savoir plus, cliquez : http://defi5continents.overblog.com). J'ai commencé par l'Afrique avec un roman de Moussa Konaté, L'empreinte du renard que j'ai beaucoup aimé.

Le deuxième roman, dont je veux vous parler aujourd'hui, est Miserere de Jean-Christophe Grangé. Il était sur ma PAL depuis un moment, ce défi a été l'occasion de le lire. Je n'ai pas été déçue : c'est du Grangé. Une écriture simple, des chapitres courts, rythmés, se terminant toujours par un rebondissement, une nouvelle information qui donne envie de lire la suite. La mécanique est bien rôdée ! Il en est de même pour les personnages : nous retrouvons un tandem de policiers tels que les affectionne Grangé, des hommes en marge, « borderline », un vieux policier à la retraite, Kasdan, et un jeune policier toxicomane, Volokine. En ce qui concerne l'intrigue, elle est assez facinante - ce qui ne signifie pas forcément crédible ! - tout commence par le meurtre d'un organiste dans l'église de confession arménienne que fréquente Kasdan. Un meurtre énigmatique car l'arme du crime est introuvable !  Seules des traces de chaussures de pointure 36 ont été relevées autour du cadavre. Kasdan, rapidement épaulé par Volo, va s'intéresser aux chorales d'enfants que dirigeait cet organiste. Et là tout devient inquiétant... Des enfants-assassins, est-ce possible ? (Pendant un temps d'ailleurs, Miserere m'a fait penser à La nuit des enfants rois, de Bernard Lenteric.) La fin du livre se révèle tout de même décevante, un peu bâclée à mon goût, mais je trouve que ce livre vaut le détour pour l'originalité de l'arme du crime et du modus operandi.

Pour relever le défi avant la fin décembre 2009, il me reste encore 3 continents à découvrir : l'Asie avec un roman japonais (Le village aux Huits Tombes, de Yokomizo Seishi), l'Océanie avec un roman australien (Ça fait moche dans le tableau, de Shane Maloney) et l'Amérique avec un roman cubain ( Adios Hemingway, de Leonardo Padura). Affaire à suivre !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 4 novembre 2009 dans Livres et compagnie, blog (nouvellement créé) sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Dolly.
Par Dolly - Publié dans : Europe - Communauté : Le monde du polar
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Vendredi 6 novembre 2009
Les cris de l'innocente (The Screaming of the Innocent) d'Unity Dow
Spinifex Press, février 2002, 215 pages, ISBN 1876756209
En France : Actes Sud noirs, octobre 2006, 357 pages

Unity Dow est la première femme Juge à la Cour suprême du Botswana. Elle est également militante des Droits de l'Homme, membre de l'International Women's Rights Watch, et co-fondatrice de Women and Law in Southern Africa Research Project. Elle est l'auteur d'une loi sur la condition des femmes et des enfants.

En tant qu'écrivain, elle a écrit quatre romans. Ces livres traitent des questions concernant la lutte entre les valeurs occidentales et traditionnelles. Ils s'intéressent aussi aux problèmes d'égalité des sexes et de misère de son pays.

Au début du livre, on découvre un homme espionnant une gamine. Avec des complices, on se doute qu'il va perpétrer un crime. Acte pédophile ? Meurtre ? Le suspense demeure. Puis, bond en avant de cinq ans. Amantle, jeune femme ayant l'ambition de faire des études de médecine, atterrit dans un dispensaire de brousse pour accomplir son service national. Pleine de bonne volonté, elle voit là l'occasion d'apprendre le « métier ». Malheureusement, elle déchante vite et est affectée à des tâches subalternes. Sommée de nettoyer un local miteux, elle va découvrir une boîte de vêtements couverts de sang. Il s'avère que ce sont ceux d'une enfant de 12 ans, Neo, disparue cinq ans plus tôt sans laisser de traces. La police avait classé ou plutôt étouffé l'affaire et prétendue qu'elle s'était faite dévorée par des bêtes sauvages bien que cela sentait le crime rituel à plein nez. Amantle va relancer l'enquête et aider les villageois à découvrir la vérité.

Quand j'ai commencé ce livre et compris que l'on suivait les coupables durant les premières pages, j'ai douté. Y aurait-il du suspense, des rebondissements ??? Ou bien allait-on déjà tout savoir ? Du suspense, il y en a ! Pourquoi la police a-t-elle étouffé l'affaire cinq ans plus tôt et pourquoi est-elle toujours autant embarrassée ? Qu'est-il arrivé à cette gamine ? Les coupables vont-ils être démasqués ?

L'auteur dénonce les violences faites aux femmes et aux enfants, l'impunité des « riches et puissants » et la peur et la lâcheté des « petits » face à ces derniers.

J'ai vraiment adoré ce livre. J'ai découvert une république méconnue, la moins corrompue d'Afrique. J'ai apprécié les personnages de femmes fortes qui prennent leur destin en main. J'ai surfé sur le Net pour en savoir plus sur les crimes rituels. Et là, j'ai eu un choc. Cette histoire aurait pu être vraie !

Ce livre ainsi que les critiques des livres d'Alexander McCall Smith découvertes sur le site du défi Littérature policière sur les 5 continents m'ont donné envie de découvrir la littérature du Botswana. Du coup, voilà que « Mma Ramotswe détective » a rejoint ma PAL !

Pélie n'a pas de blog mais on attend sa dernière note de lecture pour ce défi.
Par Pélie - Publié dans : Afrique - Communauté : Le monde du polar
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Jeudi 5 novembre 2009

J'avais dit que je lirais un roman scandinave pour le deuxième tour du défi Littérature policière sur les 5 continents. Le voici enfin !


L'argent facile, premier roman de Jens Lapidus, est paru aux éditions Plon dans la collection Thriller en octobre 2008 (537 pages, 23 €, ISBN 978-2-259-20835-2 ; Pocket thriller, juin 2009, 724 pages, 978-2-266-19372-6). Ce roman est le premier tome de la trilogie Stockholm noir. Snabba cash : Hatet drivet jakt (2006) est traduit du suédois par Maximilien Stadler et Lucille Clauss.


Jens Lapidus est né le 24 mai 1974 à Hägersten. Il vit à Stockholm avec son épouse et leur fils, et travaille dans un cabinet d'avocats, ce qui a été bien utile pour ses romans.


D'un côté, les gangs qui sont rivaux, les Latinos, les Noirs, les Arabes, les Yougoslaves. Celui que le lecteur suit plus particulièrement est le gang des Serbes. Parmi eux le big boss, Radovan et ses gars Mrado, Goran, Nenad, Stefanovic (du moins les principaux). Des durs qui ont connu la guerre et qui n'ont peur de rien, en un mot des bêtes sauvages. Mrado qui veut voir sa fille après son divorce paraît parfois un peu plus humain que les autres.

D'un autre côté, les riches et la jeunesse dorée du Stureplan (quartier branché de Stockholm) qui ont besoin d'être fournis pour faire la fête (jolies filles, substances illicites). Parmi eux Jet-set Carl, Niklas alias Nippe, Fredrick, Putte, et Johann Westlund alias JW, un étudiant pauvre qui veut faire partie de la Haute et surtout découvrir pourquoi sa sœur Camilla a disparu quatre ans plus tôt.

Et puis, un Chilien, Jorge, qui travaillait pour le gang des Serbes mais qui croupit en prison puisque ses potes l'ont laissé tomber au procès... Son but : s'évader et se venger. Sauvé par JW, il va travailler à ses côtés pour Abdulkarim et son bras droit Fahdi (trafic de coke).

« Au cours des cinq dernières années, nous nous sommes spécialisés dans cinq domaines. […] on s'octroie quelques autres gourmandises, vol à la roulotte, détournement de fonds, et autres. […] Ajoutons à cela les rendements de vos fonds propres ainsi que nos activités communes. Le Clara's, le Diamond et le O-court. L'entreprise de démolition et les vidéoclubs, entre autres. […] Le business des putes fait un carton. La clope est acceptable. La coke bat tous les records. » (page 276).


Tout cela n'est pas très reluisant, et il paraît même que Stockholm n'est qu'un petit marché par rapport à de plus grandes capitales comme Londres... Je vous le dis : l'Europe est foutue !

C'est en tout cas un roman très noir, mais qui m'a donné envie de lire la suite, Mafia blanche.

 

Cette chronique de lecture est originellement parue le 4 novembre dans La culture se partage, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Catherine.

Par Catherine - Publié dans : Europe - Communauté : Le monde du polar
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