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Bonjour et bienvenue sur ce blog consacré au défi Littérature policière sur les 5 continents.
Si vous souhaitez avoir plus d'informations, merci de bien vouloir consulter Les modalités du défi.
Bonnes découvertes littéraires et bonnes lectures à tous !
Lundi 6 juillet 2009
Trafic de haut vol / Kerry Greenwood
10/18, 2006, 219 pages, ISBN 2-264-04304-0

La moitié de l'année est derrière nous et j'ai enfin entamé le défi de la littérature policière sur les 5 continents !!! Mieux vaut tard que jamais, n'est-ce pas ? J'ai choisi de commencer avec l'Océanie et Phryne Fisher ! J'avais envie depuis longtemps de découvrir Kerry Greenwood et son héroïne Phryne Fisher. Il en résulte un petit roman sympathique et agréable mais sans grande prétention policière, avouons-le. Si vous recherchez le grand frisson ou une énigme ingénieuse, passez votre chemin.

Trafic de haut vol est le second volume des aventures de Phryne Fisher, jeune femme qui n'a pas froid aux yeux et dont l'aisance financière lui permet de mener sa vie comme elle l'entend. Elle a donc choisi de devenir détective privé, entre deux fêtes et deux amants, car disons-le honnêtement, la demoiselle a des mœurs assez légères pour l'Australie des années 20. Elle mène l'enquête, accompagnée de sa fidèle Dot et de toute une galerie de savoureux personnages. Dans ce tome, Mme McNaughton vient lui demander son aide, car elle craint que son fils, directeur d'une école d’aviation, ne veuille assassiner son père avec lequel il ne cesse de se disputer. Bien entendu, le « pater » en question sera retrouvé mort quelques jours plus tard.
En parallèle, Phryne devra retrouver une petite fille effrontée, enlevée alors qu'elle s'était échappée du domicile familial pour aller s'acheter des bonbons.

La faiblesse du roman consiste bien évidemment dans la maigreur des intrigues, qui ne sont finalement que des prétextes à mettre une héroïne parfaite en valeur. D'ailleurs, question perfection, elle se pose là Phryne Fisher : un physique de rêve, un capital sympathie, de la séduction, elle réussit tout ce qu'elle entreprend et excelle dans pratiquement tous les domaines. En plus de ça, elle est riche et a peu de sens moral. Mais bon, il faut le reconnaître, on passe un agréable moment en lisant ses aventures. Tout d'abord, le lieu et l'époque. Kerry Greenwood s'amuse à faire revivre l'Australie des années 20 pour notre plus grand bonheur : les décors, les vêtements, les voitures, tout y passe et ça laisse rêveur pour qui aime les années folles ! C'est mon cas. En plus, le roman est bourré d'humour. Que ce soit au niveau des personnages ou des situations cocasses, c'est une lecture qui ne prend pas la tête et nous fait passer un bon moment. Évidemment, le suspense est totalement absent et la fin prévisible. Mais j'ai beaucoup aimé.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 5 juillet dans Chaplum', blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Manu.
Par Manu - Publié dans : Océanie - Communauté : Littérature policière
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Samedi 4 juillet 2009
L'homme chauve-souris, de Jo Nesbø
Traduit du norvégien par Elisabeth Tangen et Alexis Fouillet
Folio policier, mars 2005, 474 pages, ISBN 978-2070304981

L'auteur
Né en 1960, Jo Nesbø, d'abord journaliste économique et musicien, a été propulsé sur le devant de la scène littéraire en 1998 en recevant le Prix du meilleur roman policier nordique de l'année pour L'homme chauve-souris.

C'est le fait que l'action se situe en Australie qui a motivé mon choix pour ce polar norvégien car je m'intéresse vraiment beaucoup à ce pays depuis plusieurs mois, et la rencontre des cultures norvégienne et autralienne me paraissait être une toile de fond plutôt enrichissante pour l'intrigue, sans compter qu'avec un seul roman, je faisais d'une pierre deux coups en terme de voyage littéraire !

Ça a failli être un coup de coeur jusqu'à la moitié du livre par là, où des événements nouveaux ont complètement fait basculer l'ambiance du livre de franchement drôle et culturellement passionnant et instructif, à résolument sombre et tragique jusqu'à me plomber le moral (pffff!). De plus, j'ai été déçue par l'aboutissement de l'enquête, la révélation du meurtrier (hé non, ce n'est pas Batman ... pardon) ne m'a pas convaincue en fait, ça fait un peu on va le faire cadrer par tous les moyens dans le moule psychopate même si c'est un peu tiré par les cheveux... Pour moi, ça aurait pu être lui ou un autre - mais bon, l'auteur s'en sort bien quand même, ça reste cohérent (même si pas convaincant).

Ça a failli être un coup de coeur quand même cela dit, déjà parce que je ne m'attendais pas du tout au sens de l'humour de l'auteur, bon on ne se roule pas par terre à chaque phrase mais personnellement j'étais bonne cliente de ses traits d'humour, ensuite, pour moi, cette exploration de l'Australie (plus spécifiquement Sydney) et des moeurs de ses habitants à travers le regard d'un Norvégien m'a passionnée et appris énormément.
J'ai beaucoup aimé les récits des légendes aborigènes entre autres, et j'ai trouvé ça particulièrement original la conception et le développement de l'intrigue sur le thème de l'une d'entre elles, à savoir celle du serpent Bubbur et de Walla (c'est pourquoi je lui « pardonne » le côté « tiré par les cheveux » - personnellement j'y vois un parti pris, une envie de jouer sur un thème qui mettrait en avant la problématique aborigène, et construire une intrigue sur cette lignée en mélangeant légende, faits historiques et intrigue policière tout en restant cohérent n'était pas chose acquise).

Par ailleurs, l'auteur n'est pas du genre à bâcler ses intrigues, enfin celle-ci du moins, il prend son temps pour la développer jusqu'à la fin, sans zapper les détails qui n'éclairent pas spécialement l'affaire pour privilégier la course-poursuite à tout va, et c'est très appréciable même si on a une impression de lenteur. Personnellement ça ne m'a pas dérangée au contraire, ça participe à la création d'une véritable atmosphère.

Bref, malgré mes quelques bémols, je suis ravie de cette découverte d'un auteur de polar norvégien vers lequel je ne me serais peut-être pas tournée de si tôt sans ma participation au défi Littérature policière sur les 5 continents qui m'a incitée à élargir mon horizon côté polar cette année et dont je suis ravie du résultat.
J'ai déjà décidé de partir en Thaïlande avec lui avec Les cafards, et puis après je resterai en Norvège, soit avec Chasseurs de tête, soit avec Rue sans souci (et puis après, et parallèlement je passerai à d'autres auteurs aussi parce que je ne vais pas lui consacrer ma vie non plus !).

J'ai également noté Black-out de Fredrik Skagen dont Gaïa éditions fait la promotion dans ce roman et franchement ça a l'air plutôt appétissant !

Également commenté par Keisha, Émeraude, Yueyin et très certainement d'autres.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 3 juillet dans Lecture sans frontières, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'A Girl from Earth.
Par A Girl from Earth - Publié dans : Europe - Communauté : livres policiers
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Jeudi 2 juillet 2009
La malédiction du Lamantin / Moussa Konaté
Fayard/Noir, mai 2009

Il paraît tant de polars chaque année que l'on en rate forcément. C'est ainsi que je n'ai pas lu les premiers romans de Moussa Konaté consacrés au commissaire Habib. Je le découvre aujourd'hui avec La malédiction du Lamantin.

Bamako, Mali, saison sèche. Comme tous les ans, les Bozos, ethnie de pêcheurs, s'installent au bord du fleuve. Un soir, un orage dévastateur sème la désolation sur la ville et le campement Bozo. Au petit matin, le chef Kouata et son épouse sont retrouvés morts entre les petites maisons de terre. Pour tous les Bozos, la cause est entendue, c'est Maa, le Lamantin, divinité du fleuve Niger à laquelle ils sont intimement liés, qui s'est vengé d'une offense passée en foudroyant le couple. Pour le commissaire Habib, la réalité est tout autre : Kouata est mort d'une crise cardiaque sur le cadavre de son épouse, tuée de deux coups de poignard. Malgré la pression rageuse de toute l'ethnie, Habib est bien décidé à faire la lumière sur cette affaire.

J'aurais voulu être beaucoup plus enthousiaste après la lecture de ce roman. Pensez donc, un polar malien, un nouveau personnage, pour tout amateur curieux (et les lecteurs de polars sont curieux), c'est une véritable aubaine.

Or il manque un petit quelque chose pour emporter l'enthousiasme. L'intrigue est vraiment mince, sa résolution facile. Et l'auteur n'arrive pas complètement à nous intéresser aux personnages. Pas suffisamment du moins pour qu'on tremble ou qu'on se réjouisse avec eux. En résumé, un certain manque d'ampleur, de puissance, d'épaisseur.

Malgré ces quelques réserves, je conseillerais quand même cette lecture. Parce que l'auteur réussit pleinement la description de la ville, et surtout de cette ethnie Bozo partagée entre animisme et islam, vivant dans un monde moderne sans avoir jamais perdu ses croyances. Parce qu'il nous fait voyager et découvrir un monde qui nous est totalement inconnu. Parce qu'il nous met fasse aux incompréhensions entre « l'école des blancs » et une autre façon de concevoir le monde, et qu'il le fait, justement, depuis l'autre rive, et pas, comme on en a l'habitude, avec les réflexions de « l'école des blancs ». Parce qu'il le fait au moyen d'une belle écriture, adaptée au propos. Parce qu'il est parfait quand il passe dans le registre du conte.

Peut-être les petits défauts s'effaceront-ils dans les prochains épisodes. Vous avez là l'avis de Jeanjean de Moisson noire.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 24 juin dans Actu du noir, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Jean-Marc.
Par Jean-Marc - Publié dans : Afrique - Communauté : Littérature policière
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Mercredi 1 juillet 2009
Dieu reconnaîtra les siens / Elmore Leonard
(Pagan babies, 2000) Rivages/Noir, 2009
Traduit de l'américain par Dominique Wattwiller.

Ça y est, les vacances approchent, le rythme des parutions baisse, on peut commencer à repêcher les bouquins en attente sur la pile... Et comment mieux commencer la période estivale qu'avec un Elmore Leonard ? Voici donc Dieu reconnaîtra les siens, que j'avais raté lors de sa sortie en grand format.

Terry Dunn est prêtre. Au Rwanda. Il y a vu 47 personnes massacrées sous ses yeux, sans rien pouvoir faire. Il doit maintenant retourner à Detroit, sa ville d'origine. Une ville qu'il avait quittée, cinq ans auparavant, juste avant d'être inculpé pour trafic de cigarettes. Normalement, pendant ce temps, son frère qui est avocat a arrangé ses affaires. À Detroit, il rencontre Debbie, une privée qui bosse avec son frère et sort juste de trois ans de prison après avoir tenté d'éliminer son ex qui l'a trompée et volée. Une rencontre qui va faire des étincelles. Il faut dire que Terry est sacrément cool et baratineur pour un curé...

Du Elmore Leonard 100 %. Personnages extraordinaires, intrigue impeccable, truands pitoyables mais dangereux, et dialogues... leonardiens. Je ne vois pas de meilleur qualificatif. Donc c'est déjà l'assurance d'un grand moment de lecture.

Ce qui en fait un grand cru c'est sa façon de parler du Rwanda. À ma connaissance personne (sauf peut-être le regretté Donald Westlake, comme dans son Kahawa), n'est capable de décrire l'horreur avec autant d'humanité et en même temps une telle absence de sensiblerie et d'emphase. Avec une telle force, et sans jamais, à aucun moment, chercher à tirer les larmes. Avec autant d'impact, tout en donnant l'impression d'un détachement complet.

Un grand Elmore Leonard, vraiment. À emporter absolument dans ses bagages cet été.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 30 juin dans Actu du noir, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Jean-Marc.
Par Jean-Marc - Publié dans : Amérique - Communauté : Le monde du polar
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Mardi 30 juin 2009
Voici le bilan du sixième mois de ce blog et du défi, les précédents bilans étant ici (janvier), ici (février), ici (mars), ici (avril) et ici (mai).

Ce mois de juin a été aussi calme que le mois précédent et je crains qu'il ne se passe pas grand chose durant la période estivale...

176 articles dont 53 participants : 42 filles et 11 gars ; 60 liens
108 chroniques publiées : 18 Afrique, 22 Amérique, 17 Asie, 29 Europe, 22 Océanie et 9 autres articles
Toujours 8 pages
687 visiteurs qui ont vu 1 534 pages et ont posté 16 commentaires ; 10 inscrits à la newsletter
Provenances des visiteurs : 27 % provenance directe, 11 % communauté plateforme, 16 % provenance externe, 46 % moteurs de recherche
Pays de provenance des visiteurs d'après ClustrMap (par ordre alphabétique et depuis le 1er janvier, les nouveaux pays étant en rose) : Algérie, Allemagne, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Autriche, Belgique, Bénin, Bulgarie, Burkina Faso, Cameroun, Canada, Colombie, Congo/Kinshasa, Corée du Sud, Côte d'Ivoire, Danemark, Espagne, États-Unis, France (incluant Guadeloupe, Guyane Française, Martinique, Nouvelle-Calédonie, Polynésie Française, Réunion), Gabon, Grande-Bretagne, Haïti, Irlande, Israël, Italie, Japon, Laos, Liban, Luxembourg, Mali, Maroc, Monaco, Nigéria, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pérou, Philippines, Portugal, République Dominicaine (Saint-Domingue), République Tchèque, Roumanie, Sénégal, Serbie, Singapour, Suède, Suisse, Swaziland (Mbabane), Tanzanie, Thaïlande, Tunisie, Turquie, Viêt-Nam... (soit 53 pays visiteurs et 6 DOM/TOM).

Le blogrank
Il oscille entre 50 et 69.

Pour les pays, les auteurs et les titres les plus choisis, il n'y a pas de participant en plus en juin donc pas de changement alors je vous laisse consulter les statistiques et podiums de mai.

Je vous souhaite à tous un bel été et beaucoup de bonnes lectures policières !
Par Catherine - Publié dans : Bilans et statistiques - Communauté : livres policiers
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Samedi 27 juin 2009
À l'occasion de la parution de Le polar de Audrey Bonnemaison et Daniel Fondanèche, dans la collection Idées reçues des éditions Le Cavalier Bleu, Bernard de Bibliosurf a « concocté quelques perverses questions, histoire de bien commencer l'été ».

Vous pouvez répondre à ces questions sur Enquête estivale sur le roman policier. De mon côté, c'est déjà fait et je vous souhaite plein de bonnes lectures policières cet été !

Par Catherine - Publié dans : Autres articles - Communauté : Le monde du polar
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Vendredi 19 juin 2009
Les vieux garçons de Broken Hill, d'Arthur Upfield
10/18, 2002, 288 pages

Napoléon Bonaparte, enquêteur émérite de la police de Sydney, est envoyé à Broken Hill, petite ville très prospère du bush australien, pour enquêter sur 2 meurtres au cyanure de vieux garçons respectables.

Il retrouve une vieille connaissance : Jimmy le casseur, qui va l'aider dans son enquête.

Sur les deux lieux des meurtres, les rares témoins ont vu une femme. Mais pas la même femme à chaque fois : une dame âgée au magasin où a été commis le premier meurtre, et une dame plutôt jeune dans le restaurant de l'hôtel où a été commis le second meurtre. Seul point commun entre les deux homicides : les hommes avaient des vestons tâchés.

Puis, un troisième meurtre a lieu...

Mon avis : un bon policier avec un bon suspens et une fin assez déroutante.
En revanche, peu de dépaysement pendant la lecture, malgré le personnage principal à moitié indigène ; dommage !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 16 juin dans Mot-à-mots, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Wakinasimba.
Par Wakinasimba - Publié dans : Océanie - Communauté : livres policiers
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Jeudi 18 juin 2009
Innocent, de Harlan Coben
Belfond, 2006, 389 pages

À vingt ans, Matt Hunter est devenu un assassin à la suite d'une bagarre lors d'une fête d'étudiants, par accident. Treize ans plus tard, il mène enfin une vie paisible avec la femme qu'il aime, Olivia, enceinte de leur premier enfant.
Et puis, un jour, sur son portable, une vidéo d'Olivia dans une chambre d’hôtel en compagnie d'un inconnu.
Le cauchemar recommence.
Matt, qui refuse de croire que sa femme le trompe, mène l'enquête.

Mon avis : un très bon Coben qui tient en haleine jusqu'au bout.


Cette chronique de lecture est originellement parue le 14 juin dans Mot-à-Mots, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Wakinasimba.
Par Wakinasimba - Publié dans : Amérique - Communauté : Le monde du polar
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Mardi 16 juin 2009
Le verdict de plomb, de Michael Connelly
Seuil policiers, mai 2009, 464 pages, ISBN 978-2020860901

Tout d'abord, merci à mon mamour qui m'a offert ce livre dès sa sortie (même si je lui ai soufflé l'idée).

4ème de couverture : La situation commence à s'arranger pour l'avocat Mickey Haller blessé à la fin de La Défense Lincoln. Après deux ans de soins, il hésite encore à reprendre du service lorsqu'il se retrouve à la tête du cabinet de son ami l'avocat Jerry Vincent, assassiné. Haller hérite d'une énorme affaire, la défense de Walter Elliot, un magnat du cinéma accusé d'avoir tué son épouse et l'amant de cette dernière. Mais alors qu'il se prépare pour ce procès qui pourrait faire de lui une célébrité, il découvre que lui aussi est en danger. Entre alors en scène un Harry Bosch qui, comme à son habitude, est prêt à tout, y compris à se servir d'Haller pour arrêter le meurtrier de Jerry Vincent. Mais, les enchères montant, tous deux comprennent que malgré ce qui les sépare ils n'ont pas d'autre choix que de travailler ensemble.

« Tout le monde ment. Les flics. Les avocats. Les victimes. »
Comme j'étais impatiente de lire le dernier CONNELLY !!! Et cet opus est un bon cru malgré quelques déceptions tout à fait personnelles sur lesquelles je reviendrai un peu plus tard.
Après avoir exploré la police avec Harry Bosch, le journalisme avec Jack Mc Evoy, Michael CONNELLY s'attaque ici à la justice avec la seconde aventure de Mickey Haller, avocat, qui était déjà le héros de La Défense Lincoln. Petit aparté : il est à noter que dans Le verdict du plomb, ces 3 personnages apparaissent.
À la place d'une enquête policière en bonne et due forme, nous assistons au déroulement entier d'un procès du point de vue de la défense : constitution d'un jury, plaidoiries, interrogatoires, interrogatoires en contre, travail de l'enquêteur de la défense (celui de l'accusation étant bien évidemment la police...), manoeuvres et stratégies diverses et variées.
J'ai été embarquée dans une véritable partie d'échecs et de poker mêlés où la réflexion, l'anticipation, le bluff sont autant de qualités essentielles et durant laquelle l'auteur arrive à tenir le lecteur en haleine jusqu'à la toute fin.
Passons maintenant à mes petits bémols personnels. La 4ème de couverture nous promet de voir Bosch (mon héros policier favori entre tous) en action. Or, à aucun moment, il n'occupe le devant de la scène. Frustration intense pour moi !!! Cela dit, même en tant que pesonnage « secondaire », quel charisme ce Bosch !!!
D'autre part, j'étais allée fureter un peu sur le Net avant la sortie de ce livre et j'avais lu une « révélation » sur ce livre, révélation que j'ai attendue tout le roman et qui n'arrive qu'à l'avant-dernière page ! (je déteste Wikipédia)
Les points négatifs soulevés dans ce billet m'étant purement personnels, je dois quand même rendre justice à ce roman et dire que c'est encore un très bon polar que nous offre là Michael CONNELLY !

Cette chronique de lecture est originellement parue le 11 juin dans Le grand nulle part, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Restling.
Par Restling - Publié dans : Amérique - Communauté : Le monde du polar
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Vendredi 12 juin 2009
Le déjeuner du coroner, de Colin Cotterill
Le livre de poche, 314 pages, ISBN 978-2-253-12338-5

Le déjeuner du coroner est un roman de Colin Cotterill. Cet ouvrage fait partie de ma sélection pour le défi littéraire des cinq continents ; catégorie Océanie.

Présentation de l'éditeur
Laos, 1976. Les communistes du Pathet s'emparent du pouvoir et l'intelligentsia fuit le pays. Siri Paiboun, un médecin qui a fait ses études à Paris, décide de rester. À 72 ans, et bien qu'il n’ait jamais pratiqué d'autopsie, il est nommé coroner.
Quand la femme d'un ponte du Parti meurt en plein banquet et que les cadavres de trois soldats vietnamiens sont retrouvés flottant sur les eaux d'un lac laotien, tous les regards se tournent vers lui.
Déterminé à résoudre ces crimes en dépit des tentatives d'intimidation, Siri mène l’enquête, recrutant au passage quelques vieux amis, mais aussi les shamans hmongs, les esprits des forêts, et même ceux des morts qui le visitent en songe...
Première des aventures du Dr Siri, vieux sage excentrique revenu de tout – un peu Maigret sauce saté, un peu juge Ti –, Le Déjeuner du coroner comblera les fans d'Alexandre McCall Smith et tous les amateurs de polars originaux, brillants et pleins d'humour.

L'auteur a beaucoup voyagé et a enseigné dans plusieurs pays tels que l'Australie, les États-Unis, le Japon, la Thaïlande et le Laos. Et c'est dans ce dernier pays que se déroule l'histoire du déjeuner du coroner. Siri est un médecin devenu malgré lui coroner ; le seul coroner du pays d'ailleurs. Alors qu'il n'est pas formé pour ce métier et qu'il rame pour réaliser ses autopsies, le juge Haeng s'ajoute à toutes ses difficultés en tant qu'obstacle. En effet, il ne le laisse pas conclure ses examens et préfère éviter tout résultat néfaste au nouveau parti dirigeant. Mais le vieux médecin n'a pas dit son dernier mot et lorsque de nouveaux cadavres apparaissent, il sent que quelque chose de terrible se trame sur le territoire laotien.

Quand vous commencerez à oublier où est votre bouche et à baver, qu'il vous faudra des couches,
alors l'État vous témoignera sa gratitude...


Outre les innombrables critiques sur le gouvernement communiste de l'époque, l'auteur parfume son roman d'humour et de fantastique. Ce mélange de plaisanterie, notamment avec le personnage principal assez loufoque et aux répliques tonitruantes, et de surnaturel traduit parfaitement la culture laotienne et l'état d'esprit au lendemain d'une révolution qui a provoqué un changement radical dans la vie des habitants.

Le toubib du camp était un gamin de vingt ans, formé comme infirmier de terrain
sur de simples mannequins.


La présence légère de fantastique (esprits des forêts, fantômes...) sert malheureusement à résoudre l'énigme du roman. J'écris « malheureusement » car il s'agit, pour moi, d'un outil qui permet parfois de démêler trop facilement une intrigue. L'utilisation de surnaturel peut toutefois être excusée ici puisque cela fait intégralement partie des coutumes asiatiques. Au final, il ressort surtout du roman des personnages sympathiques à la fois heureux et tristes suite au nouveau régime politique. Le héros n'en a pas tout à fait l'allure (il s'écrasait souvent devant sa femme par exemple) et ne souhaite qu'une chose : finir sa vie tranquillement dans un établissement pour retraités. Ses assistants et amis, Dtui l'infirmière et Mr Geung un trisomique à la mémoire étonnante, tiennent lieu de stéréotypes puisqu'ils permettent à l'auteur de dénoncer la place de la femme dans la société et la façon dont sont vus les handicapés au Laos à cette période ; des critiques qui pourraient parfois être poussées au monde entier.

Le socialisme est un grand cosmos, mais la confiance est l'atmosphère qui rend les étoiles solidaires.

Avec ce roman, Colin Cotterill nous propose un récit mélangeant politique, histoire, énigme policière et croyances locales. Plus qu'un simple roman policier, cette œuvre est un condensé de culture laotienne et des états d'âmes d'un peuple qui ne cesse de souffrir. Heureusement que l'humour omniprésent apaise l'ambiance tendue entre chaque type de personnage.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 28 mai dans Les polars de MiKa, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de MiKa.
Par MiKa - Publié dans : Océanie - Communauté : Littérature policière
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