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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Morgane présente Les lions rampants, d'André Jacques

Les lions rampants, d'André Jacques
Québec Amérique, 2000, 361 pages

Je continue mon tour du monde des littératures policières mais cette fois-ci en me rapprochant de chez moi. L'Amérique est immense et je ne savais pas trop vers où me diriger. Mexique ? Dépaysant. Cuba ? Chaud, chaud. États-Unis ? L'embarras du choix. Et puis finalement pourquoi ne pas regarder directement ici ? Parce que le Québec, c'est aussi l'Amérique.

Les lions rampants est le premier volume d'une trilogie ayant pour héros Alexandre Jobin. Major dans la police militaire, celui-ci décide de démissionner à la mort de sa femme. Marre de la misère humaine, il veut vivre tranquillement. Il reprend alors la boutique d'un vieil ami et devient antiquaire.
Chrysanthy Orowitzn, une aide-accessoiriste pour une maison de production, vient louer des meubles pour un tournage. Elle emporte entre autres avec elle un petite statuette d'un lion rampant. Sans le savoir, elle est sur le point de déclencher une guerre sans merci entre différents groupes prêts à tout pour mettre la main sur cette statue disparue depuis des années de Slavitzine, un petit pays d'Europe centrale. Et bien sûr de se retrouver au centre du conflit mêlant motards criminalisés et néonazis. Mais Alexandre Jobin ne peut s'empêcher de prendre la défense des plus faibles, surtout quand ils ont des yeux bleu lavande. La course poursuite va les entraîner à travers le Québec en passant par l'Ontario sur fond de conflit international.

Une bonne surprise vraiment. L'action se tient bien et André Jacques dénoue lentement le fil de son intrigue assez longtemps pour nous tenir en haleine. Nous sommes à Montréal et cela se sent à travers les rues, les restaurants, les tempêtes de neige en avril. À travers le vocabulaire bien sûr aussi, mais sans se forcer comme d'autres l'ont fait, tout est naturel et d'autant plus crédible. C'est ce qu'arrive également à faire Jean-Jacques Pelletier dont j’ai déjà parlé, faire du polar québécois à grande envergure, vraisemblable et bien construit. Et c'est ce qui fait la force de ce polar, surtout quand on pense qu'il s’agit d’un premier roman.
Il y a, c'est sûr, des faiblesses, entre autres quelques longueurs, des éléments peu importants au récit qui prennent de la place et au contraire des raccourcis un peu rapides mais c’est dans l'ensemble une lecture très agréable et je suis plutôt tentée d'aller lire les deux titres suivants pour voir si André Jacques continue sur sa lancée.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 3 octobre dans Carnets noirs, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles de Morgane.
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