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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Edelwe présente L'âme du chasseur, de Deon Meyer

L'âme du chasseur / Deon Meyer
Seuil - ISBN 2020631504

Voilà mon cinquième et dernier roman policier pour mon challenge Littérature policière sur les 5 continents organisé par Catherine. Celui-ci représentait le continent africain.
 
Résumé
Véritable force de la nature, « P'tit » Mpayipheli s'est refait une vie honorable après sa mise au chômage par les services secrets sud-africains lorsque la fille d'un vieux camarade de lutte lui demande son aide : son père a été enlevé et ses ravisseurs menacent de le tuer si elle ne leur livre pas la rançon bien particulière qu'ils exigent. Que faire ? Renouer avec un passé de meurtres et de corruption qu'il a eu du mal à mettre derrière lui pour sauver son ami ou le laisser tomber pour protéger sa nouvelle existence ? Il n'hésite pas et les ennuis commencent : derrière le kidnapping, c'est en effet tout autre chose qui se joue et l'oblige à jouer son va-tout. Superbe course poursuite à travers une Afrique du Sud toujours en proie à ses vieux démons.
 
Mon avis
C'était le roman qui me laissait le plus dubitative... Je me demandais si ça ne risquait pas d'être trop violent ou ennuyeux avec trop d'espionnage... Et en fait, j'ai adoré ! C'est celui que j'ai préféré.

J'ai adoré l'intrigue, vraiment très bien menée, originale, avec de nombreux retournements de situation qui m'ont laissée sans voix (surtout la fin... exceptionnelle !). On apprend beaucoup de choses sur l'apartheid, l'Afrique du Sud, le rôle de l'URSS et des USA dans la guerre qui a déchiré le pays. Je ne connaissais pas du tout cette période, mais l'auteur ne laisse jamais le lecteur sans explication, il intègre très bien des pages de l'Histoire sud- africaine, sous différentes formes, de manière à ce que ce ne soit jamais indigeste. J'ai même réussi à suivre les différentes affaires d'espionnage et de contre-espionnage, ce qui tient du miracle, vu que quand je regarde un James Bond, au bout de cinq minutes j'exaspère tout le monde avec mes « mais qu'est-ce qui se passe ? » et « mais lui c'est qui? »... Ici, tout s'enchaîne. On prend son temps... Et l'ensemble devient clair.

De plus je me suis attachée au personnage de Thobela. J'ai aimé sa complexité, son évolution tout au long du livre. Ses doutes. Ses hésitations. Toutes ces choses qui le rendent tellement humain. Pareil à chacun d'entre nous. Il est à la fois en quête de rédemption, mais aussi de lui-même. Tout au long de l'ouvrage, les autres personnages, comme le lecteur essaye de le cerner. Personne n'y arrive. Il est insaisissable. Mouvant. À la fois beauté et haine. Force et fragilité. Comme les paysages qu'il traverse. Paysages magnifiquement rendus par l'auteur, dans un style flamboyant, rythmé, unique.

Je me suis tout de suite laissée prendre par ce style. Je ne voulais plus lâcher ce livre tellement c'était beau, étonnant. On plonge dans l'histoire. Jusqu'au bout. C'est une magnifique fresque avec un souffle épique remarquable. Thobela devient alors un véritable héros tragique face au Fatum. Ce n'est qu'à la fin qu'il entrapercevra ce qu'il est... Et ce qu'il veut devenir. Un pur régal.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 12 mai dans Lectures et farfafouilles, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Edelwe.
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J
Tous les Deon Meyer sont bons ! et si vous avez aimé Thobela, on le retrouve dans le pic du Diable.
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