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Suite au défi 'Littérature policière sur les 5 continents' lancé en décembre 2008 sur 'La culture se partage', ce blog - créé le 1er janvier 2009 - centralise les articles concernant ce défi pour en faciliter la lecture et les liens vers les blogs d'origine.

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Awa présente Sans un mot, de Harlan Coben

Sans un mot / Harlan Coben
Belfond, 2009, 411 p., ISBN 978-2-7144-4298-7

Mike et Tia Baye s'inquiètent pour leur fils Adam, adolescent de 16 ans : il a changé, il passe beaucoup de temps sur son ordinateur, il n'est plus le même. Ils décident alors de le surveiller de près en installant dans son ordinateur un logiciel de contrôle, ce n'est pas un acte anodin, ils sont d'abord réticents, leur fils a droit à son intimité, mais ils sont persuadés qu'il est en danger, ils se disent donc que c'est un mal pour un bien... Un jour, Adam reçoit un e-mail inquiétant et disparaît. Son père se lance à sa recherche. Mike et Tia vont, tout au long du roman, se poser cette question : jusqu'à quel point connaît-on son enfant ?
Parallèlement, deux femmes disparaîssent, oeuvre d'un seul et même tueur psychopathe.

Les premières lignes :
« Marianne sirotait son troisième verre de cuervo, émerveillée par son infinie capacité à détruire tout ce qu'il pouvait y avoir de bon dans sa pitoyable vie, quand l'homme à côté d'elle s'écria :
- Écoutez voir, mes petites belles : le créationnisme et l'évolutionnisme sont parfaitement compatibles.
Il lui avait postillonné dans le cou. Marianne grimaça et coula un regard rapide dans sa direction. Assis à sa droite, le bonhomme avait une grosse moustache en broussaille sortie tout droit d'un film X des années soixante-dix. La blonde décolorée aux cheveux secs comme la paille à qui était destiné ce brillant trait d'esprit était assise à gauche de Marianne, qui se trouvait donc dans l'inconfortable position de la tranche de jambon d'un sandwich à la composition douteuse. »

J'aime beaucoup les thrillers et pourtant, je n'avais jamais rien lu d'Harlan Coben, auteur américain.
La note de l'auteur située en exergue m'a véritablement donné l'eau à la bouche : « La technologie décrite dans ce livre existe réellement. Mieux encore, le matériel et les logiciels dont il est question ici sont disponibles à la vente pour le grand public. Les noms des produits ont été modifiés, mais franchement, ça arrêtera qui ? ». La technologie moderne est parfois effrayante et constitue un bon sujet pour un thriller.
L'histoire est prenante, je me suis identifiée aux Baye et, comme eux, j'ai eu envie de savoir ce qui était arrivé à Adam. Le style est fluide, agréable à lire. Certains personnage apparaîssent peu fréquemment dans le roman, j'ai donc parfois eu un peu de mal à identifier tout de suite de qui le narrateur parlait. Etant une fan de Grangé, je suis habituée aux thrillers glauques, aux descriptions morbides, de plus, Harlan Coben étant un auteur américain, j'avais un horizon d'attente bien précis puisque les Américains sont réputés pour être les maîtres du genre. Eh bien ce roman n'a pas correspondu à mes attentes de départ : il n'y a rien de bien effrayant, on ne sursaute pas au détour d'un paragraphe. En cela, j'ai été surprise, je m'attendais à une histoire plus tourmentée, mais j'ai tout de même bien aimé. L'auteur parvient à nous tenir en haleine jusqu'à la fin (qui m'a beaucoup plu) et c'est là le principal.
J'ai découvert, grâce au défi, Harlan Coben, et j'irai sans hésiter vers ses autres romans.

Cette chronique de lecture est originellement parue le 13 avril dans Ce que je lis, blog sur lequel vous pouvez lire d'autres articles d'Awa.
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